Redoine Faïd aurait orchestré son évasion depuis la fenêtre de sa cellule

Le prisonnier multirécidiviste Redoine Faïd lors de son procès du 27 février 2018. [BENOIT PEYRUCQ / AFP]

Une semaine après son évasion, Redoine Faïd demeure introuvable. Le Journal du Dimanche a pu visiter la cellule du fugitif au centre pénitentiaire de Réau (Seine-et-Marne). 

De sa fenêtre doublée d'un grillage, Redoine Faïd apercevait l'autoroute A5. Une «vue sur la liberté» à laquelle l'homme de 46 ans a finalement eu accès dimanche 1e juillet aux environs de 11h30.

Anne-Laure Barret, reporter au JDD autorisée à visiter les lieux, explique : «Les détenus pouvaient communiquer via la fenêtre de leurs cellules avec les petits malfrats du quartier pénitentiaire voisin et l'administration pénitentiaire se demande si Faïd n'a pas pu recruter d'éventuels complices par ce biais». 

Dans la cellule numéro 207, plus aucune trace de Redoine Faïd, l'homme le plus recherché de France. Seules preuves que la pièce était encore occupée il y a seulement une semaine, du dentifrice et quelques vêtements éparpillés de parts et d'autres de la cellule de 9m2.

Les surveillants de l'établissement ont précisé à Anne-Laure Barret que le désordre a été causée par la police judiciaire, Redoine Faïd étant un homme «très propre et ordonné». 

Le braqueur à l'hygiène irréprochable s'est pourtant «fait la malle» à bord d'un hélicoptère, cinq ans après une première évasion dans le Nord, digne des plus grands films d'action américains. Au cours de sa visite, la journaliste du JDD a pu constater que la prison semblait très sécurisée, précisant même que «les failles ne se voient pas à l'oeil nu». 

Le 1e juillet, le centre pénitentiaire de Réau a évité une double-catastrophe, le braqueur Antonio Ferrara, à l'origine également d'une évasion spectaculaire de Fresnes, se trouvait dans une unité de vie voisine à celle de Redoine Faïd au moment de sa «belle».

 

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