Des substances toxiques dans les tampons et les serviettes hygiéniques

Des traces de substances chimiques toxiques ont été trouvées par l'Anses dans les tampons. Des traces de substances chimiques toxiques ont été trouvées par l'Anses dans les tampons. [LOIC VENANCE / AFP]

Des traces de substances toxiques ont été observées dans les protections intimes, selon un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) publiée ce jeudi 19 juillet. 

Du lindane et du quintozène, deux pesticides dont l'utilisation est interdite par l'Union européenne depuis 2000, ont notamment été découverts dans les serviettes hygiéniques. Ces substances proviendraient du coton à partir duquel les protections sont fabriquées. Les experts y ont également trouvé des hydrocarbures aromatiques polycyclique (HAP), que l'on détecte généralement dans la fumée de cigarette et les moteurs diesels. 

D'autres produits chimiques non recommandés ont été observés dans les tampons. Des composés «préoccupants», selon l'Anses, qui enjoint les marques «d'éliminer ou, à défaut, de réduire autant que possible la présence des substances chimiques». L'organisme plaide également pour une meilleure documentation des matériaux utilisés dans la fabrication des produits, dont la liste a été difficile à établir. 

En France, la commercialisation des protections intimes n'est en effet soumise à aucune réglementation particulière, contrairement aux États-Unis, où elles sont considérées comme des dispositifs médicaux, et surveillées en conséquence.  

L'Anses affirme néanmoins que la situation actuelle ne présente pas de risque sanitaire, en raison des «très faibles concentrations» des produits incriminés. Elle précise en outre qu'il n'y a pas de lien entre ces substances et le risque de contracter un syndrome de choc toxique, une maladie rare mais dangereuse liée à l'usage prolongée d'un même tampon. 

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