Affaire Baby-Loup : l'ONU épingle la France pour discrimination religieuse

Pour sa défense, la crèche avait mis en avant l'interdiction du port de signes religieux au nom de la neutralité[ESTELLE EMONET / AFP]

Le Comité des droits de l'Homme de l'ONU a épinglé la France, le 10 août dernier. Elle l'accuse de discrimination religieuse, suite au licenciement d'une employée voilée de la crèche privée Baby-Loup, dix ans plus tôt.

Un nouvel épisode dans cette retentissante affaire sur la laïcité, que relaye l'AFP. 

Les faits remontent à 2008. A l'époque, Fatima Afif, une salariée marocaine de la crèche située à Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), est licenciée pour faute grave après avoir refusé d'ôter son voile au travail à son retour de congé parental. Pour sa défense, la crèche avait mis en avant l'interdiction du port de signes religieux au nom de la neutralité. 

Le Comité des droits de l'Homme de l'ONU, qui rend des avis mais n'a pas de pouvoir de contrainte, estime que «l'interdiction qui lui a été faite de porter son foulard sur son lieu de travail constitue une ingérence dans l'exercice de son droit à la liberté de manifester sa religion», précise l'agence.

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