Disparition de Sophie Le Tan : le point sur l’enquête

[ FREDERICK FLORIN / AFP ]

Sophie Le Tan, jeune étudiante de 20 ans, est portée disparue depuis le 7 septembre. Le principal suspect de l’enquête présente un  profil inquiétant et reste muet face aux enquêteurs.

La jeune femme n’a plus donné signe de vie depuis plus de deux semaines et un rendez-vous à Schiltigheim pour visiter un appartement. Grâce à des données téléphoniques, les forces de l’ordre sont parvenues à remonter jusqu’à Jean-Marc Reiser. Des traces de sang ont été retrouvées suite à la perquisition de son logement, malgré un nettoyage récent.

Un ADN correspondant à Sophie Le Tan y a été découvert, ainsi qu’un second, appartenant à une autre femme. Jean-Marc Reiser a été mis en examen dans la nuit du 17 au 18 septembre, pour assassinat, enlèvement et séquestration. Son profil inquiète.

tentative d'évasion

Muré dans le silence lors des interrogatoires, l’homme de 58 ans affiche un casier judiciaire bien rempli. Il a été condamné en 2001 à quinze ans de prison pour des viols commis en 1995 et 1996. A l’époque, lors de son interpellation, des armes de poing, un fusil à pompe, des cagoules et des stupéfiants avaient été retrouvés dans sa voiture.

En 2000, avant son passage aux assises, il avait tenté de s’échapper du palais de justice de Besançon, lors d’une audience qui examinait sa demande de remise en liberté. Il avait été condamné à huit mois de prison ferme pour cela.

condamné à la prison en avril dernier

Jean-Marc Reiser a également connu un acquittement dans une affaire de disparition qui date de 1987. A l’époque, une représentante de commerce de 23 ans était devenue introuvable après avoir rendu visite au suspect. Son corps n’a jamais été retrouvé.

L'homme a deux autres condamnations à son actif, en 2012 et 2016, pour des affaires de cambriolages de cabinets vétérinaires. Selon la presse locale, il était à la recherche de produits anesthésiants. Il avait également été condamné à cinq mois de prison en avril 2017, après une perquisition menée chez lui ayant permis de retrouver des objets à la provenance douteuse. Il n’avait pas de mandat de dépôt et devait rencontrer un juge d’application des peines le mois prochain pour un possible aménagement de la sentence.

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