Incendie à Paris : ce que l’on sait de la principale suspecte, internée 13 fois en 10 ans

Alors que l’origine criminelle de l’incendie qui a frappé le 17 bis rue Erlanger à Paris ne fait désormais plus aucun doute, l’enquête se concentre autour de la personnalité de la principale suspecte, suivie depuis des années pour des troubles mentaux.

«Bon courage»

Âgée de 41 ans, cette femme dont l’identité n’a pas été dévoilée, était en conflit avec son voisin, un pompier de 22 ans. Elle s’était disputée avec lui dans la soirée ce qui lui avait valu la visite de la police. «Elle a dû mettre le feu chez moi pour se venger», a déclaré le jeune homme dans une interview au Parisien et reprise par l’AFP. «Quand je l'ai croisée, elle m'a souhaité bon courage en me disant que j'étais pompier, et que j'aimais bien les flammes.»

Une interpellation rapide

Elle a été arrêtée par un équipage de police peu après avoir mis le feu à l’appartement de son voisin. Lors de son arrestation survenue non loin de l’immeuble qu’elle a incendié, la pyromane était en état d’ébriété et tentait de mettre le feu à une voiture. Elle a été immédiatement placée en garde à vue.

Une garde à vue levée

A l’issue de deux examens, médical et comportemental, son état de santé a été jugé incompatible par les enquêteurs avec la poursuite de sa garde à vue. Cette dernière a donc été levée mardi soir et la suspecte conduite à l’infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris.

Un lourd passé psychiatrique

Internée 13 fois ces dix dernières années, traitée notamment pour une forte dépendance à l’alcool, l’incendiaire avait passé plus de cinq ans de sa vie en hôpital psychiatrique. Elle était sortie mercredi 30 janvier de l'hôpital de Sainte-Anne. En 2016, la quadragénaire avait commis un vol dans un magasin du quartier avant de tenter d’y mettre le feu. La procédure avait été classée sans suite en raison de son état mental déficient. 

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