L'ex-sélectionneur du XV de France Guy Novès réclame près de 3 millions d'euros à la FFR

L'entraîneur de rugby français Guy Novès avant son audience devant le Conseil de prud'hommes, le 14 février 2019 à Toulouse  [ERIC CABANIS / AFP] L'entraîneur de rugby français Guy Novès avant son audience devant le Conseil de prud'hommes, le 14 février 2019 à Toulouse [ERIC CABANIS / AFP]

«C'est une souffrance sportive et professionnelle»: l'ancien sélectionneur national Guy Novès a réclamé jeudi devant les Prud'hommes 2,9 millions d'euros à la Fédération française de rugby (FFR) pour son licenciement fin 2017, dont il conteste la validité et le motif.

La décision sera rendue le 8 avril. «L'orgueil peut être une qualité mais poussé à son maximum peut devenir un défaut: se croire unique»: au nom de la FFR, Me Joseph Aguera a pour sa part au cours des débats assumé le licenciement, s'employant aussi à démonter l'icône toulousaine.

Dans une salle où s'étaient pressé journalistes et proches acquis à sa cause, Guy Novès, costume bleu, tête baissée aux côtés de sa famille, a mal encaissé. Claude Helias, ancien président du conseil de surveillance du Stade toulousain était présent pour soutenir son ami de toujours.

«Dire que je suis quelqu'un qui se prend pour quelqu'un d'autre cela me touche beaucoup», a commenté l'ex-sélectionneur à la sortie, affirmant vivre depuis son licenciement dans «la souffrance» avec «une bâche sur la tête».

Son défenseur, Me Laurent Nougarolis, a décliné devant les juges une série d'arguments pour contester la décision du président de la FFR Bernard Laporte. «On l'a traîné dans la boue. Il a été licencié pour une faute grave et il ne sait toujours pas ce qu'on lui reproche», a déploré Me Nougarolis.

Selon la partie Novès, son éviction était préméditée, le président ayant annoncé qu'il allait y procéder avant son élection.

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