«Gilets jaunes» : Alain Finkielkraut violemment insulté par des manifestants à Paris

Alors qu'il marchait boulevard du Montparnasse, le philosophe Alain Finkielkraut a été violemment pris à partie ce samedi 16 février par des «gilets jaunes», qui lui ont lancé de nombreuses insultes. 

«Sale juif de merde», «Sale sioniste de merde», «Sale raciste»... au croisement de la rue Campagne-Première et du boulevard du Montparnasse, dans le XIVe arrondiment de Paris, les forces de l'ordre ont été contraintes d'intervenir pour protéger le philosophe. 

Dans un entretien accordé au Figaro et publié le 15 février, Alain Finkielkraut regrettait «la tournure violente que prennent les manifestations». 

Sur Twitter, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a dénoncé «la haine à l'état brut» et la «bête immonde tapie dans l'anonymat d'une foule». «Ceux qui insultent ont le visage découvert. J'espère qu'ils seront identifiés, poursuivis et lourdement condamnés», ajoute-t-il. 

Même son de cloche du côté de Franck Riester, le ministre de la Culture, qui a tweeté : «Nous devons être rassemblés et forts face à ces haineux, racistes et antisémtites, qui menacent la République et notre démocratie». 

Le président de la République Emmanuel Macron s'est également insurgé contre les insultes proférées à l'encontre du philosophe, les qualifiant de «négation absolue de ce que nous sommes (..)»

La réaction du philosophe

Alain Finkielkraut a confié au Journal du Dimanche avoir ressenti «une haine absolue».« J'aurais eu peur s'il n'y avait pas eu les forces de l'ordre, heureusement qu'ils étaient là», a-t-il ajouté. Il a précisé que tous les manifestants n'étaient pas agressifs. Selon lui, l'un d'eux a salué son travail et un autre lui aurait proposé de revêtir un gilet jaune et de rejoindre le cortège. 

Le philosophe a expliqué au Parisien qu'il n'allait pas porter plainte. « Ca pourrait en valoir la peine mais ce ne sera sans doute pas la dernière fois que cela m'arrive. Il ne faut pas trop en faire non plus, j'ai l'impression que beaucoup de gens ont été plus traumatisés que moi et que les images leur ont fait plus peur qu'à moi.»

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