Val-de-Marne : un élu vent debout contre les nuisances aéroportuaires

Avec 2.500 habitants au km2, l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne) est le plus enclavé en ville d'Europe. Avec 2.500 habitants au km2, l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne) est le plus enclavé en ville d'Europe. [© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Didier Gonzales, maire LR de Villeneuve-le-Roi (94) et président de l'association Bruitparif, a alerté, ce lundi 18 février, sur les conséquences sanitaires des nuisances aéroportuaires, réclamant que l'Etat «prenne toutes ses responsabilités».

Mobilisé dans ce combat depuis plusieurs années, l'élu a déjà organisé de nombreuses mobilisations à ce sujet, notamment à l'aéroport d'Orly (94) samedi dernier. Un squat organisé des halls de l'éaroport parisien qui a rassemblé plus de 500 personnes, élus et riverains confondus.

«L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a mis en évidence l'impact du bruit sur la santé publique», a ainsi fait savoir Didier Gonzales, qui assure que le trafic aérien ne cesse d'augmenter au niveau mondial, mais également à l'échelle de la région parisienne.

Et selon lui, si «globalement», le nombre d'avions décollant ou atterrissant à Orly n'a pas augmenté, il n'en demeure pas moins qu'ils sont aujourd'hui bien plus gros et donc, plus polluants. «Ils ont remplacé les moyen-courriers par des gros voire très gros courriers. Or, ils sont plus lourds et 4 réacteurs font forcément plus de bruit que 2», a-t-il fait valoir.

Au total, 500.000 riverains seraient concernés par les nuisances sonores autour de l'aéroport d'Orly. Pour l'élu, il y a un vrai problème sanitaire qui est en train de se jouer autour de l'aéroport «le plus enclavé en ville d'Europe, avec 2.500 habitants au km2»

Aujourd'hui, l'édile admet vouloir garder «un discours raisonnable» et ne pas souhaiter enchaîner les mobilisations pour se faire entendre, mais attend une réponse de l'Etat. «J’attends un Etat régulateur et protecteur, non pas un Etat qui se désengage», a-t-il ainsi expliqué.

Mais il le regrette, si les élus et les riverains ne sont pas entendus, ils prévoient déjà de se mobiliser à nouveau, et d'organiser, s'il le faut, des opérations escargots et autres blocages de l'aéroport. «Il ne faut pas exaspérer les gens, on sait comment ça se termine», a prévenu Didier Gonzales.

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