Attaque à la prison de Condé : Michaël Chiolo et Chérif Chekatt avaient échangé des courriers

Au moment de blesser gravement au couteau les deux surveillants, Michaël Chiolo, détenu radicalisé en prison, avait affirmé vouloir «venger» Chérif Chekatt, abattu le 13 décembre par les forces de l'ordre après avoir tué cinq personnes à Strasbourg.[Jean-Francois MONIER / AFP]

Michaël Chiolo, qui a attaqué mardi deux surveillants de la prison de Condé-sur-Sarthe, avait échangé des courriers avec Chérif Chekatt, l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, sans évoquer un possible passage à l'acte, a-t-on appris jeudi de source proche de l'enquête.

Les deux hommes ont eu «quelques échanges» par courrier, selon cette source, qui confirme des informations de France Télévisions. Certains de ces courriers étaient à «tonalité religieuse» mais ne contenaient rien qui «ait retenu l'attention» des services de renseignements qui les ont lus, selon la source proche de l'enquête. 

Au moment de blesser gravement au couteau les deux surveillants, Michaël Chiolo, détenu radicalisé en prison, avait affirmé vouloir «venger» Chérif Chekatt, abattu le 13 décembre par les forces de l'ordre après avoir tué cinq personnes à Strasbourg, avait indiqué le procureur de Paris Rémy Heitz.

Les deux hommes avaient été incarcérés au même moment, entre septembre 2014 et février 2015, dans la prison d'Epinal mais pas dans la même cellule, selon une source pénitentiaire.

Dans l'enquête sur l'agression de Condé, trois personnes étaient encore en garde à vue jeudi : un couple qui se trouvait dans l'unité de vie familiale (UVF) où s'est déroulée l'attaque, et une femme. 

Cette dernière avait hébergé Hanane Aboulhana, 34 ans, la compagne de M. Chiolo qui a été tuée dans l'assaut du Raid mardi soir, selon une autre source proche de l'enquête. Blessé légèrement lors de l'assaut, Michaël Chiolo, 27 ans, a été hospitalisé mardi. 

Délinquant radicalisé, Chérif Chekatt avait tué cinq personnes et blessé une dizaine d'autres le 11 décembre dans le centre de Strasbourg, armé d'un pistolet et d'un couteau.

Ayant prêté allégeance à Daesh, il a été tué par une patrouille de police après deux jours de traque, dans un quartier du sud de la ville.

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