L'ENA pourrait être remplacée par... l'ISF

L'ENA pourrait bientôt disparaître au profit de l'Institut supérieur des fonctionnaires (ISF). L'ENA pourrait bientôt disparaître au profit de l'Institut supérieur des fonctionnaires (ISF).[© PATRICK HERTZOG / AFP]

L'Ecole nationale d'administration (ENA) – créée après-guerre pour préparer aux postes de la haute fonction publique – pourrait être remplacée par l'Institut supérieur des fonctionnaires (ISF), selon une information révélée par Le Parisien.

Alors que la suppression de cette école supérieure – qui a formé un certains nombre d'hommes politiques français dont quatre présidents de la République – doit être annoncée ce jeudi 18 avril par Emmanuel Macron, les propositions pour la remplacer sont déjà nombreuses.

Si rien n'est encore assuré concernant la création de cet institut supérieur des fonctionnaires (ISF) – qui, par ailleurs, ne semble pas être le nom le plus approprié compte tenu de la récente suppression de l'impôt sur la fortune dont l'acronyme est le même – le remplacement de l'ENA par une nouvelle école de formation pour les hauts-fonctionnaires semble, lui, complètement acquis.

Beaucoup de personnalités politiques, tout comme un certain nombre d'anciens élèves, ont en effet récemment soutenu l'idée d'une transformation de la haute fonction publique et semblent motivés par l'envie commune d'imaginer et créer un centre de formation plus ouvert, qui favoriserait l'ascension sociale.

C'est le cas de Daniel Keller, président de l'association des anciens élèves de l'ENA, de Vincent Prévoteau, président de l’association des directrices et directeurs d’hôpital (ADH) et de Fabien Tastet, président de l’association des administrateurs territoriaux de France (AATF), qui se sont récemment positionnés en faveur d'un plus grand «brassage des talents», dans une tribune publiée par le JDD.

«Nous sommes prêts à nous engager pleinement pour participer à ce changement : diversifier, décloisonner, responsabiliser, libérer les énergies pour plus de mobilité, de cohérence d'action et une meilleure allocation des moyens humains», ont-ils ainsi fait savoir.

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