Paris : la vitesse et le nombre de voies sur le périphérique pourraient être abaissés dès 2020

Prévues initialement pour 2024, plusieurs mesures de la MIE pourraient être mises en place très rapidement. Prévues initialement pour 2024, plusieurs mesures de la MIE pourraient être mises en place plus rapidement.[© GERARD JULIEN / AFP]

Officiellement présenté aux élus parisiens ce mardi 11 juin, le rapport sur l'évolution du périphérique pourrait se transformer en mesures concrètes dès 2020.

C'est en tout cas ce qu'a fait valoir Jean-Louis Missika, l'adjoint à la mairie de Paris en charge de l'espace public, qui a assuré que plusieurs mesures du rapport, dont la diminution du nombre de voies et la baisse de la vitesse autorisée, pourraient être «expérimentées dès l'année prochaine».

«Il ne faut pas attendre 2024 et aller le plus rapidement possible», a-t-il martelé, insistant sur le fait que tous ceux qui avaient participé à l'élaboration de ce rapport s'étaient accordés sur un consensus, autour de mesures «raisonnables et audacieuses».

Le préfet de police favorable

Ainsi, la quatrième voie qui existe à certains endroits du périphérique, en particulier sur le tronçon nord, pourrait être réservée «aux bus, au covoiturage et aux véhicules propres dès 2020», a déclaré l'élu avec assurance lors du déjeuner de presse du conseil de Paris. Idem pour la baisse de la vitesse autorisée de 70 à 50 km/h. 

Ces mesures peuvent en effet être appliquées sans grands travaux d'aménagement, et ne nécessitent «que» l'accord de la préfecture de police de Paris et de l'Etat. Jean-Louis Missika a d'ailleurs assuré que le préfet de police, Didier Lallement, était déjà «prêt à ce que ses services prennent part à des groupes de travail» sur le sujet.

Les poids lourds bientôt interdits ?

Par ailleurs, l'élu a également émis le souhait que les poids lourds de plus de 3,5 tonnes – qu'il qualifié de «passager clandestin du périphérique» – soient interdits le plus tôt possible. Enfin, à terme, à l'horizon 2030/2050, les mobilités douces auront, selon lui, toute leur place sur ce qui sera devenu un «boulevard urbain».

 «Avec le périphérique, Paris concentre 1 % du territoire régional pour 11 % de la circulation régionale. C'est un monstre routier, dont nous sommes encore très dépendants, qui isole la capitale physiquement et mentalement. Il faut le transformer, pas le cacher», a ensuite conclu Christophe Najdovski, l'adjoint à la mairie de Paris en charge des transports.

Un premier rendez-vous le 12 juillet

Les Parisiens attendent qu'on puisse «réduire et le bruit et l'accidentologie et la pollution de l'air», a estimé lors du débat la maire de Paris Anne Hidalgo, avant de donner «rendez-vous le 12 juillet pour les ateliers du périphérique».

Un premier «atelier du périphérique» va ainsi se tenir le 12 juillet entre les différents parties prenantes dont la municipalité parisienne et les 23 communes limitrophes, prêtes à entamer un travail sur l'évolution du périphérique.

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