Féminicides : un nouveau dispositif pour lutter contre les violences faites aux femmes

«L’urgence de la situation est réelle»[REMY GABALDA / AFP]

Dans le département du Val d’Oise, quatre femmes ont été tuées suite à des violences conjugales au cours des dernières semaines. Plusieurs députés et sénateurs réclament le port du bracelet électronique afin de tenir à distance les ex-conjoint violents.

«L’urgence de la situation est réelle» ont déclaré les 24 élus dans une lettre datée du 4 juin. 

La «répétition d'homicides conjugaux» a entraîné la ministre de la Justice, Nicole Belloubet, à mettre en place une nouvelle circulaire, adressée à tous les procureurs. Elle y réaffirme «le caractère prioritaire de la lutte contre les violences conjugales» et encourage les magistrats à «poursuivre les efforts» pour «une réponse ferme et réactive». 

La ministre a indiqué avoir demandé à ses services de procéder à la mise en oeuvre d'un bracelet électronique pour maintenir à distance les hommes violents.

Des chiffrent qui ne cessent d'augmenter

Depuis près de 10 ans, 130 femmes sont tuées par an, c’est-à-dire une victime tous les trois jours. En 2019, on parle d’une victime par jour. En avril dernier, 46 femmes sont décédées sous les coups de leur conjoint. 

Ce bracelet a pour but d’alerter la victime lorsqu’elle se trouve en danger imminent. L’homme comme la femme seraient dotés d’un dispositif permettant de savoir que dans une distance de 1km par exemple, ces derniers soient prévenus de la présence de l’autre dans la zone. 

Ce système a déjà fait ses preuves dans plusieurs États européens dont l’Espagne, qui en est le précurseur.

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