«60 millions de consommateurs» demande un étiquetage pour noter la nocivité des produits ménagers

Le mensuel «60 millions de consommateurs» plaide mardi pour une meilleure identification des substances toxiques ou dangereuses pour l'environnement sur l'emballage des produits ménagers, pétition à l'appui.

Sur le modèle du «Nutri-Score» pour les produits alimentaires, que plusieurs associations de consommateurs européens souhaitent rendre obligatoire, le magazine propose un nouveau système de notation des risques potentiels des détergents et autres nettoyants ménagers destinés à l'entretien de la maison. Ce «Ménag'Score» ne serait pas «un simple relevé de quelques substances parmi les plus problématiques mais un calcul de risque chimique global tenant compte des menaces de chaque ingrédient pour la santé et l'environnement», explique le mensuel, édité par l'Institut national de la consommation (INC).

Afin qu'il soit dès que possible adopté par les fabricants, «60 millions de consommateurs» a lancé une pétition qui a déjà été signée par plus de 16.000 personnes sur son site. Sans attendre, le magazine a déjà appliqué ce système à 108 produits classés en 8 familles de détergents, en se basant sur leur «composition affichée» et «sans tenir compte de leur efficacité» : liquides multi-surfaces, lingettes, sprays pour la cuisine et la salle de bain, serpillères, nettoyants pour les sols, gels pour les WC, etc.

Avec des résultats parfois radicaux : ainsi, le mensuel estime «inutiles» les produits désinfectants et les lingettes, déconseille ceux à base d'eau de Javel car présentant des risques pour les yeux ou les voies respiratoires et juge «très polluants» les blocs pour les WC. Pour réaliser ces tests, le magazine explique qu'obtenir la liste des ingrédients de chaque produit, contrairement aux cosmétiques, n'a pas été de tout repos. Car «la règlementation sur les détergents n'impose d'indiquer que les grandes familles de composants avec leur fourchette de concentration», le reste (allergènes, conservateurs) n'étant pas obligatoire et «ne peut figurer que sur le site Web indiqué sur l'emballage ou être communiqué par courrier, à la demande», précise-t-il, d'où la pertinence d'un étiquetage clair et lisible pour le consommateur.

Le mensuel pointe également du doigt que les termes employés dans les compositions «ne sont pas harmonisés - certains ont jusqu'à 28 synonymes -», et que les détergents peuvent dépendre de plusieurs règlementations différentes, ajoutant à la confusion.

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