Le numéro 2 de l’ambassade de France au Salvador mis en examen pour «terrorisme» contre la communauté musulmane

Le suspect était affecté à l'ambassade de France au Salvador. [Capture d'écran Google street view].

Le numéro 2 de l’ambassade de France au Salvador a été interpellé le 2 juin dernier à l'aéroport de Roissy, dans le cadre de l’enquête sur le groupe AFO, cette cellule d'ultra-droite soupçonnée d’avoir projeté des attentats contre la communauté musulmane, apprend-t-on ce jeudi 12 septembre de sources concordantes.

Agé de 51 ans, le suspect a été arrêté à la descente d'un vol en provenance de Madrid et placé aussitôt en garde à vue dans les locaux de la DGSI à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), selon Le Parisien qui a révélé l'affaire.

Ancien consul adjoint au Gabon, avant d'être nommé adjoint à l'ambassadeur de France au Salvador, l'homme a été mis en examen le 6 juin dernier pour «association de malfaiteurs terroriste criminelle».

Il serait, aujourd'hui, placé sous contrôle judiciaire et a pour interdiction de quitter le territoire national. Le diplomate aurait, par ailleurs été suspendu de ses fonctions.

Son arrestation porte à 14, le nombre de suspects mis en examen dans le dossier de l'AFO, acronyme d'Action des Forces opérationnelles, groupuscule d'ultra-droite déterminé à mener une «guerre de civilisation» en France.

Composé d'hommes et de femmes âgés de 33 à 70 ans, tous sont des islamophobes convaincus que l'Etat est incapable de les protéger contre une prétendue «invasion musulmane».

Profondément radicalisés, l'enquête avait démontré qu'ils étaient prêts à commettre des attentats contre les Français musulmans et la communauté musulmane dans son ensemble.

Si plus aucun suspect n'est en détention provisoire, les policiers avaient découvert l'existence de projets tels qu'empoisonnement de nourriture halal en supermarchés, meurtre d'imams, attaques de mosquées, lancer d'explosifs dans des voitures conduites par « des Nord-Africains»…

Un membre actif

Selon Le Parisien, le suspect aurait avoué en garde à vue que «le projet initial de l'AFO consistait, lors d'une attaque terroriste de type 13 Novembre, à être en mesure dans les heures qui suivaient de frapper à travers toute la France des cibles reconnues comme étant radicales».

Surnommé Cortes, le diplomate aurait gravi les échelons au point d'être nommé chef de la région Île-de-France de l'AFO à l'été 2017. Si, dans le même temps, il avait été muté à l'ambassade du Salvador, il aurait continué à donner des consignes à distance, se tenant au courant de l'avancée des projets violents de ses camarades.

Le suspect aurait même envisagé de ramener des armes du Salvador par «valise diplomatique», ce qui lui aurait permis d'échapper à tout contrôle.

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