IDF : qui sont les électeurs franciliens d'Europe Ecologie Les Verts ?

Yannick Jadot, tête de liste EELV aux Européennes, désormais élu eurodéputé. Yannick Jadot, tête de liste EELV aux Européennes, désormais élu eurodéputé.[© Jacques DEMARTHON / AFP]

Avec près de 15,88 % des voix, le parti Europe Ecologie Les Verts (EELV) est arrivé à la deuxième marche du podium en Ile-de-France, lors des élections européennes, après LREM. Une récente étude de la fondation Jean Jaurès fait le point sur cet électorat francilien.

En Ile-de-France, c'est à Paris (19,9 %) et dans les communes de l'est parisien que EELV fait ses meilleurs scores, avec 24,5 % au Pré-Saint-Gervais (93) et 24,3 % à Montreuil (93) par exemple ou encore 20,4 % à Ivry-sur-Seine (94).

Même constat dans Paris intra-muros, où EELV devance même LREM dans le 10e (28,94 %), dans le 18e (25,85 %), dans le 20e (24,76 %) et dans le 19e (23,65 %). Des arrondissements désignés où le parti jouit davantage, selon la fondation Jean Jeaurès, «du soutien des "bobos" et des jeunes ménages implantés dans l'Est parisien».

Par contre, «dans les arrondissements où réside et vote une bourgeoisie plus traditionnelle», EELV obtient des scores bien plus bas : avec 8,40 % dans le 16e, 10,57 % dans le 7e et 11,42 % dans le 8e. Tout comme à Neuilly-sur-Seine (7,4 %) ou encore à Boulogne-Billancourt (13,4 %).

Par ailleurs, d'autres communes franciliennes «où se concentrent les laboratoires de recherche ou les grandes écoles bénéficient d'un vote écologique au-dessus de la moyenne régionale : Gif-sur-Yvette (18,7%), Jouy-en-Jonas (17,9%), Saclay (18,1%) et Palaiseau (21,5%), ou universitaires comme Cachan et Arcueil.

De manière générale, la fondation Jean Jaurès estime que la «gentrification» et l'«embourgeoisement» de certains quartiers parisiens ou de certaines communes limitrophes ont profité à EELV, «selon la composition sociologique de sa population».

Ainsi, dans les quartiers du Bas-Montreuil et République qui bénéficient de la déserte de la ligne de métro 9, EELV atteint des scores autour de 35 %, mais si l'on se déplace un peu plus à l'est, où l'A86 «constitue une césure urbanistique et sociologique», ces scores chutent sous la barre des 20 %.

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