Tout savoir sur David Belliard, candidat EELV à la mairie de Paris

David Belliard, 41 ans, candidat EELV pour les municipales 2020 à Paris. David Belliard, 41 ans, candidat EELV pour les municipales 2020 à Paris.[© Bertrand Guay/ AFP]

Elu par les militants parisiens en juin dernier pour mener la liste écologiste aux municipales 2020, David Belliard, 41 ans, entend devenir le premier maire EELV de la capitale. Il compense son relatif anonymat par une solide expérience acquise sur les bancs du conseil de Paris et sur le terrain.

Fort des bons résultats d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) aux élections européennes, le 26 mai dernier, lors desquelles le parti a raflé 19,9 % des voix à Paris, juste derrière La République en marche (LREM), David Belliard espère réussir à rassembler les Parisiens autour de son projet écologiste.

UN MILITANT DE TOUJOURS

Originaire de Haute-Saône, fils d'un père maçon et d'une mère femme de ménage devenue aide-soignante, David Belliard arrive à Paris au début des années 2000. Il est alors jeune diplômé de l'Edhec, célèbre école de commerce lillloise. Marqué par le passage de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle, il décide d'entrer en politique et rejoint «les Verts» de l'époque.

Il s'engage dans en premier temps comme «militant de base» dès 2002, sans porter encore l'ambition de se présenter à une quelconque élection, même s'il occupe le poste de directeur opérationnel de la campagne européenne en 2009. Puis le militant local est élu conseiller de Paris dans le 11e en 2014 puis conseiller métropolitain en 2015, avant de devenir le président du groupe écologiste au conseil de Paris.

Dans le même temps, David Belliard – également militant pro-LGBT – est nommé directeur financier du Sidaction, en 2002. Proche de Pierre Bergé, il deviendra le directeur général adjoint de l'association de lutte contre le Sida, jusqu'en 2010.

Mais les chiffres vont faire place aux lettres puisqu'en parallèle de ces engagements militants, David Belliard est également journaliste pour Alternatives Economiques, dont il est toujours salarié mais «en détachement», souligne-t-il. C'est notamment lui qui s'est chargé du développement du journal sur le web.

Une nouvelle ambition 

C'est désormais à la tête de la mairie de Paris qu'il se voit, rassemblant autour de lui «l'écosystème "écolo"» au sens large. «On a besoin de tout le monde pour transformer la ville» affirme-t-il, assurant que «l'espace politique des Ecologistes est réel», compte tenu notamment de «la volonté des Parisiens d'aller vers plus d'écologie».

«Pour avoir une ville écologiste, il faut qu'elle soit animée par une équipe écologiste», assure David Belliard. «Les Parisiens nous portent crédit pour nos propositions et nos valeurs et confortent mon ambition de prendre la tête d'une majorité de transformation», explique l'élu du 11e.

Car pour lui, il ne suffit pas d'avoir «l'emballage vert» pour être écologiste. Ce qui l'intéresse, «c'est de faire de l'écologie réelle, concrète et cohérente». C'est-à-dire selon ses terme, de «l'écologie tout court dans toutes ses dimensions», qu'elles soient environnementale, climatique et sociale, qu'elles concernent la biodiversité, la lutte contre la justice sociale et les questions démocratiques.

Et «les solutions, on les a déjà» assène-t-il en les énumérant : «elles s'appellent espaces verts, vélo, transports publics, regulation du marché immobilier, blocage des loyers, démocratie plus participative». Le tout en «arrêtant d'être dans la surconsommation» et «en essayant de retrouver du sens» à ce combat écologiste.

«Un risque qui mérite d'être pris»

«Notre priorité absolue doit être la réduction de notre empreinte écologique. Nous devons tout faire pour (re)mettre la nature en ville, seul moyen pour nos métropoles de rester viables avec des pics de chaleur bientôt à plus de 50 °C» explique-t-il, convaincu que la capitale doit se doter d'un vrai maire écologiste, intransigeant sur la place de la voiture en ville ou encore sur l'influence des gros groupes capitalistes.

Et quand on lui demande justement ce qu'il pense du ralliement d'anciens camarades EELV comme Célia Blauel ou Christophe Najdovski à Anne Hidalgo, il répond comprendre «l'attrait du pouvoir» et «leur envie de continuer à faire partie de l'exécutif».

«Evidemment, il y a un risque avec nous. Mais je pense que c'est un risque qui mérite d'être pris pour des questions de fond, pour des questions de projet», assure-t-il. Le candidat se qualifie d'«assez serein et très combattif», intimement persuadé d'apporter aux Parisiens une «réponse positive, bienveillante et efficace».

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