Paris : l'opérateur de trottinettes électriques Voi crée 4.500 zones de stationnement obligatoires

Une nouveauté de taille chez Voi depuis le mercredi 9 octobre. Une nouveauté de taille chez Voi depuis le mercredi 9 octobre.[© KENZO TRIBOUILLARD / AFP]

Après avoir mis en place des bonus sur certains emplacements, l'opérateur de trottinettes électriques Voi va encore plus loin, en instaurant des zones de parking obligatoires dans la capitale, à destination de ses usagers parisiens.

Ces derniers seront en effet désormais obligés de garer leur trottinette sur l'une de ces 4.500 zones mixtes motos/vélos/trottinettes, disséminées dans toute la ville, afin de mettre fin à leur location. Un maillage d'environ 225 emplacements par arrondissement.

«C'est un grand pas pour le monde de la trottinette», s'est félicité Lucas Bornert, le directeur général France de Voi, qui souligne que le nombre de parkings est «trois fois supérieur au nombre de stations Vélib'». L'assurance selon lui de trouver un emplacement «à moins de deux minutes à pied de sa destination finale».

Chacune des courses sera également recompensée de 50 centimes en moins sur la facture, afin de compenser la fin des bonus, qui avaient été mis en place en mai dernier.

Par ailleurs, l'opérateur Voi annonce le doublement de sa flotte, avec l'arrivée «très prochaine» de 500 nouvelles trottinettes qui s'ajoutent aux 500 déjà déployées dans Paris. Un nouveau modèle – baptisé «V2» – conçu pour tenir dans le temps et doté de grandes roues et d'une triple système de freinage (un électrique et deux mécaniques).

«Le marché parisien [de la trottinette enfree-floating] s'est consolidé», a assuré Lucas Bornert, autour de 5, voire 6 solides opérateurs munis d'une flotte de plus de 500 véhicules. Des concurrents qui ne lui font pas peur, au contraire. Le DG France s'estime «très content de voir que les autres opérateurs répliquent» les idées développées par Voi.

Quant à la question de savoir si Voi s'engage à imposer une pratique plus vertueuse de la trottinette électrique en ville en vue du futur appel d'offre de la municipalité parisienne, il répond que non. «On prend cet appel d'offre très au sérieux, mais nous avons commencé ces mesures d'éducation bien avant son annonce», conclut Lucas Bornert.

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