Lutte contre la pollution de l'air : Paris en tête, Marseille à la traîne

Le transport routier reste la principale source de pollution de l’air en ville.[©Thomas SAMSON / AFP]

La route est encore longue. Si certaines grandes villes comme Paris, Grenoble et Strasbourg se montrent actives dans la lutte contre la pollution de l'air liée aux trafic routier, d’autres, à l’image de Montpellier, Nice et Marseille, tardent à passer à l'acte.

C’est ce que révèle un classement publié ce mardi 10 décembre et établi par Greenpeace, le réseau action climat (RAC) et l'Unicef France, agence onusienne de protection de l’enfance.  

Les 12 principales agglomérations de France ont été classées sur la base de six critères clé : mise en place de zones à faibles émissions (ZFE) et sortie des véhicules diesel et essence, politique pour réduire la place de la voiture, aides financières pour se déplacer autrement, développement du vélo et des transports en commun, mesures spécifiques pour les enfants.  

AUCUNE DES GRANDES VILLES FRANÇAISES N’EST AU POINT

Résultat, aucune des grandes villes françaises n’est au point. Mais certaines sont meilleures élèves que d’autres, comme Paris, Grenoble puis Strasbourg, qui arrivent en tête du classement.  

On retrouve ensuite, «encore timides», Lyon, Nantes, Bordeaux et Lille à égalité, Rennes puis de Toulouse, puis Montpellier, Nice et enfin Marseille, qui ferment la marche. Mais aucune des 12 principales agglomérations n'arrive à actionner tous les leviers à la fois, même si Paris, Grenoble et Lyon n'ont aucun thème «en retard».   

A quelques mois des municipales, qui se tiendront en mars 2020, les organisations souhaitent «mettre un coup de projecteur sur ce qu’il reste à faire en matière de lutte contre la pollution de l’air et de développement des alternatives à la voiture».  

D'ailleurs, la France fait l'objet d'une procédure judiciaire de l'Union européenne pour le non-respect des normes de qualité de l’air, causée notamment par les émissions dues au transport routier.    

Les transports sont le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre en France (31%). Les transports routiers sont responsables de 94% des émissions de ce secteur, et les véhicules particuliers représentent 52% de ces émissions, rappelle l'ONG.

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©Capture Greenpeace

Parmi les douze agglomérations du classement, seule la capitale est notée «en bonne voie» sur les deux thématiques «sortie des véhicules polluants» et «réduction de la place de la voiture». Mais Paris a encore du retard sur certains aspects, comme le stationnement.

A noter que Grenoble, Strasbourg et Nantes sont les seules villes «en bonne voie» en matière de mesures spécifiques à destinations des enfants. Parmi les mesures mises en place, on peut citer notamment les «rues scolaires» aux abords des crèches et des écoles, fermées aux heures de passage ou encore le développement de «vélo-bus» ou «pédi-bus» pour accompagner les enfants.

Quant à Marseille, en bas de classement, elle n'obtient un score «encore timide» que pour les aides à la transition, se classant «en retard» pour toutes les autres thématiques.

Si des efforts ont été réalisés pour la piétonisation, la création de nouvelles pistes cyclables et l’extension de son réseau de transports en commun, note l'étude, la cité phocéenne n’a pas comblé son retard vers l’abandon du tout-voiture. 

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