Tout savoir sur le «Dry January», le défi du mois sans alcool

Après les fêtes, l’heure est à l’abstinence. Pas une seule goutte d'alcool durant le premier mois de l'année. C’est le défi lancé par plusieurs associations qui soutiennent le «Dry January», une campagne destinée à faire une pause dans sa consommation.

Qui est à l’initiative de ce mouvement ?

Organisée depuis 2013 par l’organisation Alcohol Change UK, en Grande-Bretagne, où elle est largement suivie, cette expérience se popularise de plus en plus à travers le monde. Dans l’Hexagone, ce mouvement, baptisé #LeDéfiDeJanvier, a été adapté par une vingtaine d’associations et de réseaux nationaux.

Parmi eux, on retrouve notamment le Fonds Actions Addictions, des associations d'addictologues (SFA, FFA et ANPAA...), la Ligue contre le cancer, ainsi que des associations de patients, d'usagers de la santé, d'étudiants (France Assos Santé, Aides, France patients experts, la Fage ...) et de lutte contre les addictions en entreprise (Adixio).

Pourquoi relever UN TEL défi ?

Ces derniers invitent les consommateurs à arrêter ou réduire leur consommation d'alcool du 1er au 31 janvier, «pour donner du répit à votre corps (et votre porte-monnaie)». Contrairement au «Mois sans tabac», qui est organisé par les pouvoirs publics tous les ans en novembre, l'objectif n'est pas d’arrêter définitivement, mais de faire une pause pour étudier la place qu'occupe l'alcool dans notre quotidien et notre sociabilité. Est-ce que l’on boit par plaisir ou par incitation ?

Les organisateurs mettent également en avant les nombreux avantages procurés par le #LeDéfiDeJanvier. Parmi les bénéfices prouvés : la perte de poids, une meilleure qualité de sommeil, un regain d'énergie, une peau fraiche et plus belle, une meilleure concentration et, à terme, une consommation d'alcool mieux maîtrisée.

Pourquoi le mouvement a-T-IL suscité la polémique ?

A l’origine, le «Dry January» à la française devait être piloté par l’agence Santé Publique France, qui dépend du ministère de la Santé. Mais cette opération de sensibilisation aux risques de l'alcool a été abandonnée sous la pression du lobby du vin. Malgré l'absence du soutien de l'Etat, plusieurs associations ont donc décidé de s'unir «pour promouvoir cette campagne inédite».

Pour rappel, la consommation d'alcool est à l'origine de nombreuses maladies, telles que les cancers et les maladies vasculaires, et tue 41.000 personnes par an en France, ce qui représente 7% de la mortalité dans le pays, selon le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).

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