Grève contre la réforme des retraites : l'«amélioration dans les transports en commun», mythe ou réalité ?

La galère continue dans les transports, malgré les améliorations annoncées. La galère continue dans les transports, malgré les améliorations annoncées. [© BERTRAND GUAY / AFP]

Malgré un nombre de grévistes en nette baisse et des annonces d'amélioration à tout va, le trafic était encore très fortement perturbé dans les transports en commun franciliens ce lundi 13 janvier, plus d'un mois après le début de la grève contre la réforme des retraites.

C'était encore très compliqué, ce lundi matin, de prendre les transports en commun franciliens à Paris et en Ile-de-France. Et si sur le papier, toutes les lignes de métro étaient ouvertes en journée, comme l'avait annoncé la RATP la veille, dans les faits, force était de constater que le service ne s'est pas du tout amélioré par rapport à la semaine dernière.

Pire encore, des stations censées être ouvertes étaient finalement fermées. La ligne 9 par exemple – qui devait normalement circuler entre Havre-Caumartin et Pont de Sèvres en heures de pointe du matin (6h30-9h30) – n'a finalement pas ouvert à Havre-Caumartin. Ainsi coincés, les usagers ont donc dû marcher jusqu'à Saint-Augustin, l'arrêt suivant, où nombre d'entre eux ont trouvé portes closes bien avant 9h30.

Une vraie pagaille donc, à l'image de la station Houilles-Carrières (78) sur le RER A vers Paris La Défense, où de nombreux usagers s'étaient sans doute, ce lundi matin, laissés tenter par l'annonce de la «nette amélioration» sur le réseau RER et qui n'ont pu accéder au train, tant celui-ci était bondé.

Quant aux autres RER, plusieurs lignes ont été particulièrement touchées – à l'instar du RER D – par la suppression de trains, non prévue et non anticipée, laissant démunis les usagers, dont certains ont dû attendre 45 minutes de pouvoir monter dans le train suivant.

Même constat du côté des bus, qui roulaient mais qui étaient complètement saturés, alors que 4 d'entre eux sur 5 devaient être en circulation toute la journée, selon la RATP. Soutenus par des députés et d'autres élus locaux, les grévistes étaient encore présents aux premières heures du jour dans les zones de dépôt franciliennes, afin de bloquer le départ des premiers bus.

Et les prévisions ne s'annoncent pas meilleures pour la journée du mardi 14 janvier, malgré l'annonce – par la RATP la veille – de «nouvelles améliorations». Difficile de croire à un retour à la normale, avec une quinzaine de stations fermées et des lignes qui ne fonctionnent qu'en heures de pointe.

Huit lignes ne circuleront toujours que 6 heures par jour (3, 4, 5, 6, 7, 7bis, 9 et 12), aux heures de pointe (6h30-9h30 et 16h30-19h30) et quatre autres circuleront en journée (3bis, 8, 10 et 11), alors que la ligne 13 circulera uniquement le matin, de 5h30 à 11h. Seule la ligne 2 fonctionnera ) ses horaires habituels (5h30-1h30).

A noter que la seule amélioration notable se trouve être l'annonce du remboursement du passe Navigo pour le mois de décembre. Réclamé par Valérie Pécresse, la présidente de la région et d'Ile-de-France Mobilités, ce dédommagement symbolique a été négocié avec la RATP et la SNCF, et sera mis en place pour l'ensemble des usagers. 

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