Affaire Grégory : la justice annule la garde à vue de Murielle Bolle en 1984

Murielle Bolle, en 1986, deux ans après sa garde à vue à propos du meurtre du petit Grégory Villemin.[Eric Feferberg / AFP]

La Cour d’appel de Paris a annoncé ce jeudi 16 janvier avoir décidé d'annuler la garde à vue de Murielle Bolle en 1984, dans l’affaire du petit Grégory.

La chambre de l'instruction de la cour d'appel n'a en revanche pas annulé les déclarations que l'adolescente, alors âgée de 15 ans, avait faites aux gendarmes avant le début officiel de cette garde à vue, ni son interrogatoire devant le juge Jean-Michel Lambert quelques jours plus tard.

La Cour de cassation avait reconnu en février 2019 que la procédure avait était réalisée à l’époque selon des dispositions «inconstitutionnelles», tel que l’absence d’un avocat ou la non notification du droit de se taire, et renvoyé la partie du dossier liée à cette garde à vue.

A l’époque, Murielle Bolle, alors âgée de 15 ans, avait été interrogée à propos de la mort de Grégory Villemin, petit garçon de quatre ans retrouvé mort pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne (Vosges). Face aux gendarmes, elle avait accusé Bernard Laroche, son beau-frère, d’avoir enlevé l’enfant en sa présence. Des propos qu’elle confirmait quelques jours plus tard devant le juge Jean-Michel Lambert, avant de se rétracter. Selon elle, ses mots avaient été prononcés sous la contrainte. Une volte-face qui reste aujourd’hui au cœur de l’affaire.

L'enquête va désormais se poursuivre à Dijon, a précisé à l'AFP le procureur général de la Cour d'appel de Dijon Jean-Jacques Bosc, qui s'est félicité du maintien dans le dossier de certaines déclarations de Mme Bolle. «C'est un élément important, ça préserve des pièces importantes», a-t-il dit.

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