«La ville de Paris est prête» à faire face à une éventuelle épidémie de coronavirus, a assuré ce lundi 24 février Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris.
Emmanuel Grégoire et Anne Souyris, adjointe à la santé, ont dressé lors d'une conférence de presse le bilan de leur préparation au risque d'épidémie depuis le début de l'année. Une cellule de veille sanitaire a été mise sur pied en janvier, elle peut se «décliner en cellule de crise» au besoin ont-il indiqué.
Mardi la mairie de Paris doit rencontrer les acteurs de la santé et de la prévention, notamment l'AP-HP, pour évoquer le dispositif à mettre en place en cas d'épidémie. «Nous n'avons pas eu communication d'un plan global sur le risque pandémique», a regretté Emmanuel Grégoire, «il est temps que l'État prenne la main».
Les élus se sont d'ailleurs offusqués des déclarations d'Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé devenue candidate LREM à Paris. Lundi matin, elle a affirmé sur Europe 1 que son ancien ministère n'avait «pas eu de contact avec la mairie de Paris» pour anticiper une éventuelle épidémie.
Agnès Buzyn a estimé que les agents de la ville de Paris n'étaient pas formés aux précautions à prendre face à «quelqu'un d'éventuellement contaminé».
Point presse sur le #coronavirus :
— Emmanuel GREGOIRE (@egregoire) February 24, 2020
Ce matin sur @Europe1, @agnesbuzyn a tenu des propos à la fois inexacts et mensongers. @Anne_Hidalgo, maire de #Paris, a bien pris des mesures et a écrit à la Ministre de la santé, qui lui a répondu. La situation appelle de la responsabilité. pic.twitter.com/RKcqVAZNVP
«Agnès Buzyn ment», a commenté Emmanuel Grégoire. Pour lui, les déclarations de l'ancienne ministre sont «irresponsables» et constituent une «grave faute politique». Les élus ont fourni à la presse des copies de lettres échangées entre Anne Hidalgo, la maire de Paris, et Agnès Buzyn, lorsqu'elle était ministre de la Santé, le 31 janvier et le 12 février, à propos de la prévention de l'épidémie.
Ils ont aussi produit un courrier adressé par leurs soins aux maires d'arrondissement de Paris détaillant les mesures à mettre en place (gestes barrière, numéro d'urgence, dispositifs dans les écoles, etc).
Ce lundi, la mairie de Paris a par exemple fait savoir que les cours municipaux pour adultes n'accueilleraient pas d'élèves revenus des régions touchées par le virus.
![Du personnel médical en Irak.[Haidar HAMDANI / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/000_1p66st_5e53eda52828b.jpg?itok=MWmNE3SC)