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Comment s'organise la région parisienne face au coronavirus ?

Mairies, région, RATP et hôpitaux ont pris leurs dispositions.[© Martin BUREAU / AFP]

Alors qu'un homme originaire de Creil (Oise), à une soixantaine de kilomètres de la Paris, est décédé du coronavirus dans la capitale, la région parisienne s'organise pour éviter la propagation de la maladie.

La mairie de Paris a ainsi activé préventivement sa cellule de crise, qui doit se réunir pour la première fois ce jeudi 27 février au matin. Sa mission : faire le point sur la situation et imaginer des scénarios en réaction à une possible diffusion du virus. Quelques heures plus tard, ce jeudi après-midi, la maire de la capitale participera à une entrevue avec la préfecture de police de Paris.

La veille, mercredi, Anne Hidalgo avait pris part à une réunion avec les vingt maires d'arrondissements, des responsables de l'Agence régionale de la Santé (ARS) ainsi que la préfecture de Paris et d'Ile-de-France.

Plus largement, la région a aussi commencé à prendre des dispositions. Les 1.200 maires d'Ile-de-France ont ainsi reçu un kit d'information, des livrets conçus par l'Agence régionale de Santé, qui donnent des conseils de prévention et de réaction pour les agents municipaux. L'ARS a également mis en place un numéro vert (gratuit), en cas de question sur le coronavirus :

Du côté de la RATP, la cellule logistique a été activée en vue de constituer des stocks de masques, gants et gels hydroalcooliques, à distribuer à ses agents en cas de besoin, selon Le Parisien. Des messages de prévention (port de masque, lavage de mains...) sont aussi à l'étude. A noter que les fameuses barres de soutien dans les métros et les bus, qu'on image souvent très sales, «sont nettoyées régulièrement, même sans coronavirus», souligne-t-on à la régie.

Enfin, dans les établissements de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris : «Ça fait plusieurs années qu'on s'y prépare. Nos hôpitaux sont prêts de manière structurelle à répondre à ce type d'épidémie», assure François Crémieux, directeur adjoint de l'AP-HP sur France Bleu Paris.

une inquiétude à nuancer

Pour résumer la situation, le chef du service maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière, Eric Caumes, tient des propos mesurés dans Le Parisien : «Je ne dis pas qu'il n'y a pas un problème mais j'ai l'impression qu'on fait tout ce qu'il faut pour répandre la panique. Pourquoi les autorités de santé ne disent-elles pas que les malades qui meurent en Italie ont souvent 80 ans, des cancers ou d'autres pathologies ? Et en France, pourquoi n'insistent-elles pas sur le fait que les deux personnes décédées avaient d'autres maladies ? Il y a un vrai problème de communication. Le résultat, c'est que les gens ont peur».

Et le médecin de préciser : «Le Covid-19 n'est, pourtant, qu'un coronavirus de plus. Il y en a désormais quatre en France. On estime qu'ils provoquent 400 à 500 formes graves chaque année. Mais il donne aussi des simples rhumes et toux. On est habitué à vivre avec. Et rappelons, que la grippe hivernale peut tuer jusqu'à 1000 personnes par semaine.»

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