Il devait simplement consulter un manuscrit du XIIIe siècle. Fabrizio Cigni, professeur de philologie à l'Université de Pise (Toscane), s'est vu refuser l'accès de la bibliothèque de Tours, en France, par crainte du coronavirus.
Une mésaventure que ce professeur a racontée au Corriere fiorentino. «Ces derniers jours, j'ai envoyé un mail pour savoir si je pouvais venir faire une recherche autorisée par ma faculté. Ils (les bibliothécaires, ndlr) m'ont répondu qu'il n'y avait aucun problème».
Ainsi, ce professeur a décollé d'Italie pour Paris avec son assistant. «Arrivés à l'aéroport jeudi dernier, aucun problème», témoigne Fabrizio Cigni. Vendredi, ils se rendent donc à Tours. Deux heures avant l'ouverture de la bibliothèque à 13 heures, le chercheur reçoit finalement un message disant que tous les Italiens n'étaient pas acceptés».
Face à cette «folie», Fabrizio Cigni décide tout de même de s'y rendre. Sur place, il est accueilli par le directeur de la bibliothèque qui lui explique que la préfecture a étendu l'interdiction de certains lieux publics aux Italiens». Des propos confirmés plus tard par mail, cet Italien ne pourra entrer à l'intérieur de la bibliothèque en raison des directives nationales.
Une situation que le professeur trouve «hallucinante puisque je vais bien.»
Dimanche 1er mars, les autorités sanitaires italiennes ont annoncé près de 500 nouveaux cas de contamination au Covid-19. Depuis le début de l'épidémie, près de 1.700 personnes ont été testées positives.
![Le taux de létalité du coronavirus est compris entre 2,5 et 3%, soit près de trente fois plus que plus élevé que celui de la grippe saisonnière, qui s'élève à 0,1%. [©JEFF PACHOUD / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/000_1oq3d1_5e5cc2fcabb9a.jpg?itok=yx8cqJIB)