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Coronavirus : faut-il suspendre les transports en commun ?

Afin de contrer l'avancée du coronavirus dans le pays, le gouvernement a décrété, samedi 29 février, plusieurs mesures à l'attention de la population. Les rassemblements de plus de 5.000 personnes en milieu fermé, et certains événements en extérieur, sont ainsi annulés. Il n'est cependant pas question, à ce stade, de suspendre les transports en commun. Explications.

Alors que la France, nouveau foyer de contamination, recensait, lundi 2 mars, au moins 130 cas et deux décès, la stratégie gouvernementale, suivant la phase 2 du plan de lutte contre les épidémies (qui en compte trois), consiste en effet surtout à isoler les «clusters», ces fameuses grappes de malades, tout en prenant certaines «mesures fortes», mais au cas par cas.

Concernant les voyages en transports en commun, le risque est toujours considéré comme étant faible, dans la mesure où les règles d'hygiène édictées par les pouvoirs publics, comme le lavage régulier et complet des mains, limitent le danger.

Pour autant, le gouvernement, mais aussi les entreprises concernées (SNCF, RATP...) anticipent le risque et accentuent leur communication.

Invité d'Europe 1, lundi 2 mars, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État chargé des Transports, a rappelé que des mesures d'information ont été mises en place mais également des mesures d'équipement», la SNCF disposant, par exemple, de stocks de masques et de gels hydroalcooliques en nombre suffisant.

Une option qui n'est pas exclue

«Et puis, a-t-il assuré, il y a ce qu'on appelle des plans de continuité : on prépare la phase épidémique si elle arrive. Cela permettrait dans une version un peu maximaliste de procéder à des restrictions», a-t-il précisé.

Autrement dit, si la France devait passer en phase 3, il serait alors possible, à ce moment-là, d'envisager des restrictions sur les transports, en fonction de la géographie ou en priorisant certaines lignes.

Jean-Baptiste Djebbari a en effet rappelé que la phase maximale correspond à une phase dite épidémique où le virus circule.

En ce sens, «le traitement repose essentiellement sur les mesures de gestions sanitaires [...] Mais nous nous préparons toujours dans le monde des transports à toute éventualité. Des restrictions de transports, dans la version la plus maximaliste des plans de continuité pourraient être envisagées», a-t-il prévenu.

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