Trois hommes ont été mis en examen ce samedi 7 mars pour escroquerie en bande organisée. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu revendre près de 40.000 masques périmés depuis 2012 en pleine épidémie de coronavirus, a indiqué le parquet de Créteil (Val-de-Marne).
Agés de 28, 21 et 20 ans, les trois hommes, mis en garde à vue jeudi à Maisons-Alfort, ont également été mis en examen pour participation à association de malfaiteurs, a précisé le parquet.
Les individus comptaient effacer à l'aide de dissolvant la date de fin d'usage se trouvant sur chaque sachet individuel de ces masques de type FFP2 (possédant un système de filtrage et plus étanches).
C'est une voisine, intriguée par les allers-retours «incessants» des suspects entre leur camion et le local à poubelle de son immeuble, qui a alerté les police. Depuis le début de l'épidémie de coronavirus en France, les masques de protection sont en rupture de stocks dans la plupart des pharmacies.
Au total, plus de 8.000 masques ont été volés dans des hôpitaux parisiens et 2.000 à Marseille. Emmanuel Macron a annoncé mardi 3 mars la réquisition des stocks et de la production des masques de protection.
Nous réquisitionnons tous les stocks et la production de masques de protection. Nous les distribuerons aux professionnels de santé et aux Français atteints par le Coronavirus.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 3, 2020
![Dentistes et infirmiers, notamment, sont inquiets. [Martin BUREAU / AFP] Des masques de protection à Paris le 4 mars 2020. Ils sont en nombre insuffisants pour le personnel médical [Martin BUREAU / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_200_112/public/9b901fb07add85ca1da94a5955f957eb7896a3fb.jpg?itok=olt-jCPe)