«Ce n'est pas aux Franciliens de payer un impôt Covid», a assuré Valérie Pécresse sur France Inter ce lundi 31 août. La présidente de la région et d'Ile-de-France Mobilités a notamment fait savoir qu'il n'y aurait pas de hausse du prix du Passe Navigo en cette rentrée de septembre.
«On ne va pas demander aux Franciliens de payer l'augmentation du Passe Navigo pour combler le trou dans la caisse», a ainsi expliqué Valérie Pécresse. Et la question est loin d'être anodine puisqu'Ile-de-France Mobilités, l'autorité organisatrice des transports de la région, accuse des pertes financières abyssales. Le manque à gagner du syndicat lié à la faible fréquentation des transports en commun franciliens s'élève en effet à 2,6 milliards d'euros.
Pour combler ce trou, la présidente de la région a dû s'entretenir avec le Premier ministre Jean Castex, pour obtenir du gouvernement qu'il s'engage à compenser ces pertes. «Ile-de-France Mobilités a fait une proposition qui nous paraît être une proposition constructive : que l'Etat nous concède – comme il l'a fait pour Air France – une avance remboursable, avec un différé de remboursement», a-t-elle expliqué, s'engageant ainsi à rembourser l'Etat d'une manière ou d'une autre quand cela sera possible.
Concrètement, il s'agira pour Ile-de-France Mobilités de profiter d'avances remboursables pendant vingt ans, avec un différé de remboursement de dix ans. Dès 2030, le syndicat devra donc commencer à rembourser cette avance, et ce, grâce aux recettes engendrées par la hausse du trafic attendue avec l'arrivée du Grand Paris Express notamment.
«Nous ne voulons pas différer les investissements»
«Nous avons entamé la révolution des transports et nous ne voulons pas différer les investissements que les Franciliens attendent depuis 30 ans», a ajouté Valérie Pécresse, soulignant qu'il n'était pas question de ne pas honorer les grosses commandes de bus électriques, de tramways et de trains neufs qui ont déjà été passées auprès d'Alstom, de Bombardier ou encore d'Iveco.
Quant à la question de savoir si le prix du Passe Navigo pourrait augmenter en janvier, la réponse de Valérie Pécresse est tout aussi radicale : «la situation du pays est telle que je souhaite maintenir le prix du Passe Navigo». Sans le soutien de l'Etat, il faudrait pourtant augmenter de 20 euros le Passe Navigo, avait déjà annoncé la présidente de la région en juin.
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