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Appels à agresser des asiatiques : une enquête ouverte

La brigade de répression de la délinquance contre la personne est en charge de l'enquête.[FREDERICK FLORIN / AFP]

«J'appelle tous les renois et rebeus de France à agresser chaque chinois qu'ils croiseront dans la rue (sic)». De nombreux appels à la violence de la sorte ont été diffusés ces derniers jours sur les réseaux sociaux, accusant la communauté asiatique de propager le coronavirus. Une enquête a été ouverte.

Les messages racistes sont nombreux, comme on peut le voir grâce sur ces captures d’écran réalisées par l’association des jeunes Chinois de France (AJCF).

Ces appels haineux ont été lancés après l’annonce du reconfinement. Un signalement sur la plateforme Pharos a été réalisé et une plainte a été déposée, indique l’AFP. Une enquête a été ouverte pour «provocation publique à commettre une atteinte à l'intégrité physique d'une personne à caractère raciste» et les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Des faits identiques lors du premier confinement

L'AJCF appelle désormais à «la vigilance» et encourage toute personne «victime ou simple témoin de comportement ou de propos répréhensibles (à) porter plainte et/ou le signaler à une association de (son) collectif». De son côté, le collectif Sécurité Pour Tous a indiqué préparer un guide pratique pour porter plainte, soulignant que les personnes d'origine asiatique saisissent trop peu la justice. Il est possible de signaler les messages agressifs ici

Il ne s’agit pas d’une première concernant ces appels à la violence contre les Asiatiques. Un phénomène similaire avait déjà été observé au printemps dernier, lors du premier confinement. Désormais, «les appels ont recommencé et ces appels sont suivis d'actes», ajoute le collectif, en affirmant avoir reçu des témoignages d'agressions et de menaces.

La Licra a annoncé saisir la justice et demandé à Twitter de fermer les comptes des personnes à l'origine de ces appels à la violence. Ce dimanche, certains étaient suspendus et les messages les plus agressifs n’étaient plus visibles.

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