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Il n'y a pas de race de chien plus dangereuse que les autres, selon l'Anses

La race ne permet pas à elle seule de prédire le risque de morsure. [©Adem ALTAN / AFP]

Tous les chiens peuvent mordre, quelle que soit leur taille ou leur race, indique ce lundi 8 février l'Anses. Le risque de morsure est en effet lié à de multiples facteurs. C’est pourquoi il ne faut jamais laisser un enfant seul avec un chien sans surveillance, même si l’animal n’est pas considéré comme «dangereux» pas la loi, rappelle l'agence sanitaire.

En France, les races de chiens susceptibles de représenter un danger pour autrui sont classées en deux catégories (1 et 2) : les chiens d'attaque (American Staffordshire terrier ou pit-bull; Mastiff, Tosa) et les chiens de garde et de défense (American Staffordshire terrier, Rottweiler, Tosa, assimilables à des Rottweiler). Et tout détenteur d'un chien de catégorie 1 ou 2 doit posséder un permis de détention.

A la demande du ministère de l'Agriculture, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a cherché à déterminer «la dangerosité des chiens». Et sur la base de son expertise, elle affirme que la race ne permet pas à elle seule de prédire le risque de morsure.

âge, sexe, santé, éducation...

Plusieurs facteurs permettent d’évaluer la dangerosité d’un chien comme par exemple son bien-être, son statut reproducteur (animal castré ou non), sa santé mentale et physique, mais aussi son âge et son sexe.

En effet, d’après cette étude, les chiens mâles sont plus agressifs que les femelles, et les chiens adultes (de 1 à 7 ans) sont plus à risque que les chiens jeunes (moins d’1 an). Cela peut également être lié à l'éducation et aux conditions de développement. Une séparation de la mère et de la fratrie trop précoce ou un contact avec l’humain trop tardif augmentent les risques de morsure.

Et tous les humains ne sont pas exposés de la même façon. «Les enfants en bas âge, les hommes et les professions en contact fréquent avec les chiens, (vétérinaires, animaliers, éducateurs canins...) et les personnes utilisant les chiens de fonction particulière, de garde et de défense, sont plus à risque que les autres», souligne l'Anses.

Pour rappel, le léchage de la truffe, les bâillements répétitifs, ou encore le détournement du regard, sont des signaux de stress chez l’animal auxquels il faut être attentif pour prévenir le risque de morsure.  

«un observatoire des morsures»

Afin d’avoir davantage de données, d’approfondir les travaux de recherche, et de formuler des conseils plus ciblés et adaptés, l’agence souhaite créer «un observatoire des morsures», qui sera alimenté par les professionnels du secteur, comme les vétérinaires et les éleveurs, mais aussi par des contributions citoyennes.

D’après un rapport, environ 10.000 morsures par an sont déclarées auprès de la Direction départementale en charge de la protection des populations. Mais d’après l’Anses, ces chiffres sont très certainement inférieurs à la réalité.

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