Alors que la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili a officialisé l’abandon d’un quatrième terminal sur le site de Roissy-Charles De Gaulle, les opposants à l’extension du terminal 2 de l’aéroport de Nice Côte d’Azur montent au créneau pour obtenir une décision similaire.
«C’est une mesure de bon sens !», pour David Nakache, président de l’association Tous Citoyens. Si la pollution est intolérable à Paris, elle l’est tout autant sur la Côte d’Azur».
En agrandissant son Terminal 2, l’aéroport de Nice comptera 25 000m2 de surface de plancher supplémentaire et une nouvelle «jetée» constituée de halls d’embarquements. La plate-forme azuréenne qui a accueilli 14 millions de voyageurs en 2019 en espère ainsi 4 millions supplémentaires.
«Accélération du sur-tourisme»
«Cette extension ne va pas dans le sens de l’intérêt de la Côte d’Azur en termes d’aménagement, car elle mise sur une accélération du sur-tourisme, ce qui entraine un développement économique déséquilibré et favorise un modèle qui crée des inégalités, de la pauvreté et du travail précaire», critique Xavier Garcia, le premier secrétaire de la Fédération du Parti Socialiste dans les Alpes-Maritimes.
Farouche opposante à l’extension du Terminal 2, la conseillère municipale écologiste niçoise Juliette Chesnel-Le Roux estime pour sa part que le projet «va mourir de lui-même». «Après la crise sanitaire qui a mis un coup d’arrêt au trafic aérien, il n’a plus aucun sens», assure l’élue qui pointe également l’impact environnemental dans ce secteur. «L’embouchure du fleuve Var est une zone naturelle de nidification pour les oiseaux migrateurs», prévient-elle.
«Objectif zéro émission de CO »
L’aéroport de Nice-Côte d’Azur (privatisé en 2016) qui est relié à une centaine de destinations dans le monde se présente comme un champion du «respect de la nature», avec ses navettes électriques permettant de «rejeter 250 tonnes de CO2 en moins chaque année». Il s’est récemment fixé comme ambition d’atteindre «zéro émission de CO2 en 2030».
En février 2020, le Tribunal Administratif de Nice avait validé son projet d’extension, en rejetant un recours déposé par un collectif d’associations.