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Gérald Darmanin à Rennes après des inscriptions anti-musulmans sur la mosquée

Le centre culturel Avicenne a été la cible de tags insultants. [ANDRE DURAND / AFP]

Gérald Darmanin s'est rendu ce dimanche à Rennes, au centre culturel musulman Avicenne, où des tags anti-musulmans ont été retrouvés ce matin.

«Le président m'a demandé de dire aux dirigeants de cette association (...) tout le dégoût que nous inspirent ces inscriptions qui sont des insultes, des insultes aux musulmans français, des insultes à la France», a déclaré le ministre de l'Intérieur après sa rencontre avec les responsables du centre. «Tout lieu de culte, tout lieu d'inspiration religieuse est le bienvenu dans notre pays et nous devons la protection à nos concitoyens musulmans comme nous le devons à nos concitoyens chrétiens ou juifs», a-t-il ajouté.

des inscriptions «immondes»

«A deux jours du mois de ramadan, je veux dire à nos concitoyens musulmans que consigne a été donnée vendredi aux préfets de particulièrement les protéger en cette période de fête religieuse», a indiqué le ministre. Evoquant des inscriptions «immondes», il a assuré que «la République doit protéger tous ses enfants».

Avant de se rendre sur place, afin d'échanger avec les représentants du culte, le ministre de l'Intérieur avait tenu à exprimer «toute [sa] solidarité avec les musulmans de notre pays».

C'est vers 6h, à l'occasion de la prière du matin, que les fidèles du lieu ont découvert les inscriptions islamophobes. «Non à l'islamisation», «Vive le Roy», «Mahomet prophète pédophile», «les croisades reprendront», «Charles Martel sauve nous», «France éternelle», ou encore «catholicisme religion d'Etat» ont été tagués sur les murs du centre culturel, au milieu de croix chrétiennes ou de fleurs de lys, selon plusieurs photos postées sur les réseaux sociaux.

«Nous sommes les enfants de la République et nous nous retrouvons avec la haine la violence et la barbarie», s'est désolé Mohammed Zaidouni, le président du conseil régional du culte musulman.

«Ces actes n'ont pas leur place en France, ils n'ont pas leur place à Rennes. Tout mon soutien aux Rennais, et particulièrement aux fidèles choqués par ces actes indignes», a de son côté tweeté la maire de Rennes, Nathalie Appéré.

Le parquet de Rennes a annoncé avoir ouvert une enquête pour «dégradations à raison de l’appartenance à une religion». Elle a été confiée à la sûreté départementale de Rennes. Les auteurs de ces inscriptions risquent une peine de 4 ans de prison et 30.000 euros d’amende.

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