Le principal suspect du meurtre du Père Olivier Maire à Saint-Laurent-sur-Sèvre (Vendée) serait l'homme mis en examen pour l'incendie de la cathédrale de Nantes, en juillet 2020. Son arrestation est vivement critiquée puisque l'individu faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire.
De nombreux responsables politiques de droite et d'extrême-droite ont dénoncé cet après-midi la situation irrégulière du suspect, tout en pointant le «laxisme» et la «faillite de l'Etat». «En France, on peut donc être clandestin, incendier la cathédrale de Nantes, ne jamais être expulsé, et récidiver en assassinant un prêtre», s’est notamment insurgée Marine Le Pen sur Twitter.
En effet, l'homme a fait l'objet depuis son arrivée illégale en France en 2012 de trois obligations de quitter le territoire (OQTF). Deux ont été annulées par la justice en 2016 et 2017. Quant à la troisième, prononcée après l'incendie de la cathédrale de Nantes en juillet 2020, elle a été empêchée par le contrôle judiciaire auquel il était soumis dans le cadre de l'enquête et de la tenue d'un futur procès. Il devait notamment être disponible pour les juges d'instruction, pour d'éventuels interrogatoires.
Comme a tenu à le signaler le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur Twitter : «cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé».
Quelle indignité ! Plutôt que de dire sa compassion aux catholiques qui ont accueilli ce meurtrier, madame le Pen polémique sans connaître les faits : cet étranger n’était pas expulsable malgré son arrêté d’expulsion tant que son contrôle judiciaire n’était pas levé. https://t.co/eZh3r4OdJr
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) August 9, 2021
Autrement dit, son placement sous contrôle judiciaire empêchait temporairement l'application de cette mesure d'expulsion.
Ces derniers mois, le suspect avait demandé à la communauté des missionnaires montfortains, présidée par la victime, le Père Olivier Maire, de l'accueillir dans le cadre de son contrôle judiciaire. Il y était hébergé depuis juin. Mais en juillet, son état de santé l'avait mené à être interné en milieu psychiatrique. Il en était sorti le 29 juillet dernier.
![Le ministre de l'Intérieur est attendu sur place vers 17h30. [Ludovic Marin / AFP].](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/Video/000_9hk6r6-taille1200_6111085a83298_0_61110d9c28c90.jpg?itok=3yMFuj0c)