Les prix à la pompe ont flambé jusqu'à passer la barre symbolique des 2 euros en moyenne la semaine dernière, avant de reculer ce lundi. Cette très forte volatilité a incité le gouvernement à annoncer une aide de 15 centimes par litre en avril.
De ce fait, le litre de gazole valait 2,1407 euros en moyenne, soit une hausse d'environ 40 centimes en deux semaines, selon les derniers chiffres officiels hebdomadaires arrêtés à vendredi.
Les prix ont augmenté dans le sillage des cours du pétrole, en hausse avec la reprise économique mondiale, l'offre toujours limitée des grands pays producteurs et dernièrement les incertitudes liées à la guerre en Ukraine. A cela s'ajoutent d'autres facteurs, comme le taux de change euro/dollar, le pétrole se négociant dans la monnaie américaine.
Le gazole a encore plus grimpé que les autres carburants car la Russie est un gros producteur de ce produit dont la France est particulièrement friande. Même si le secteur énergétique n'est pas sous sanctions en Europe, le secteur pétrolier a déjà cherché des alternatives aux produits russes.
«Une remise à la pompe»
Jean Castex a annoncé samedi une «remise à la pompe de 15 centimes par litre» pour tous les carburants, à partir du 1er avril et pendant quatre mois.
Cette mesure, qui coûtera environ 2 milliards d'euros à l'État, concerne particuliers et entreprises, a précisé le Premier ministre dans une interview au Parisien.
Concrètement, le prix affiché dans les stations et sur les pompes n'inclura pas cette remise: ce sera aux distributeurs, d'appliquer à la caisse la remise, qui atteindra donc 7,50 euros pour un 50 litres de carburant.
L'Etat remboursera ensuite les distributeurs. Par ailleurs, le gouvernement prépare des mesures ciblées pour aider les gros rouleurs à payer leur essence dès cet été.
«Le but c'est que d'ici le 31 juillet, on ait mis en place une mesure qui touchera ceux qui sont les plus dépendants, les gros rouleurs», a précisé la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili.
