A l'occasion de la journée internationale pour le droit à l'avortement, des manifestations pour défendre l'accès à l'IVG sont prévues partout en France.
Alors que le droit à l'avortement est menacé outre-Atlantique, un collectif d'associations et de syndicats appelle à manifester aujourd'hui pour le défendre en France. Ce mercredi 28 septembre marque la journée internationale pour le droit à l'avortement, encore trop souvent entravé selon les associations.
Des rassemblements sont prévus sur tout le territoire, notamment dans les grandes villes. A Paris, le cortège partira de la place de la Bastille à 18h30.
Des initiatives partout le #28septembre pour défendre le droit à l'#avortementpic.twitter.com/M34Y2jFvJ3
— Collectif Avortement en Europe les femmes décident (@CollAvortement) September 26, 2022
Pour Suzie Rojtman, du Collectif national pour les droits des femmes, cette mobilisation vise à soutenir l'inscription du droit à l'avortement dans la Constitution, mais aussi à dénoncer «les problématiques qui existent».
A ce sujet, Sophie Binet, de la CGT, cite notamment «les politiques d'austérité qui sont pratiquées dans les hôpitaux depuis des années» et qui, selon elle, «remettent en cause aujourd'hui l'effectivité d'accès aux IVG».
Une offre de soins inégale
Plus précisément, les organisations déplorent un manque de personnels mais aussi de moyens nécessaires pour garantir l'accès à l'interruption volontaire de grossesse.
Danielle Gaudry, du Planning familial, dénonce une offre de soins tellement inégale en matière d'IVG sur le territoire national qu'elle transforme parfois «la demande des femmes en parcours de combattantes». «Cette inégalité géographique d'accès à l'IVG touche plus particulièrement les femmes de milieu rural ou périurbain et les femmes les plus précaires», précise-t-elle.
Les quelque 70 organisations formant le collectif à l'origine de cet appel à la mobilisation réclament ainsi la réouverture de centres de proximité pratiquant les avortements, mais aussi davantage de moyens financiers pour ces structures.
Afin de pallier le manque de personnel, elles suggèrent de supprimer la clause de conscience permettant aux professionnels de santé de refuser de pratiquer des avortements. La publication rapide du décret autorisant les sages-femmes à pratiquer des IVG instrumentales est aussi demandée, comme le prévoit la loi Gaillot. Cette dernière a été votée en début d'année.
![En 2021, la Drees a recensé 223.300 IVG dans l’Hexagone, contre 222.000 en 2020 et 233.000 en 2019. [Geoffroy Van der Hasselt / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_32dl7k3-taille1200_6332d37e2bcd1.jpg?itok=9d7_ucIJ)