«C'est extrêmement choquant, nous ne pouvons pas accepter durablement cette situation», a estimé, ce vendredi, dans La Matinale de CNEWS, Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques, au sujet de l'accompagnement d'élèves par la police pour aller à l'école dans le 18e arrondissement de Paris où de nombreux consommateurs de crack sont présents.
Invité de La Matinale de CNEWS ce vendredi 9 décembre, Stanislas Guerini a jugé «extrêmement choquant» que des enfants doivent être escortés par la police municipale pour se rendre en classe, rue Charles-Hermite dans le 18e arrondissement de Paris, en raison de la présence de nombreux consommateurs de crack.
S'il estime que les policiers ont raison de faire cet accompagnement pour sécuriser le trajet des élèves, le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques a ajouté que «ça n'est pas une situation que nous pouvons durablement accepter».
Pour autant, il a salué les efforts réalisés depuis de nombreux mois dans le combat contre le crack à Paris. Rappelant l'engagement «très fort» de l'Etat, du préfet de police de Paris, «en lien avec les élus locaux», Stanislas Guerini a jugé que la lutte devait s'articuler autour de deux axes : sécuritaire et social.
Sur le premier point, le ministre a souligné que des «moyens considérables ont été déployés», évoquant «des interpellations très nombreuses, des éloignements». «Il y a eu 250 trafiquants qui ont été interpellés, certains d'origines étrangères ont d'ailleurs été renvoyés dans leur pays», a-t-il indiqué.
Sur le second point, Stanislas Guerini a plaidé pour un accompagnement social car «les gens qui consomment du crack sont des gens malades». «Il ne faut pas opposer la réponse sécuritaire à la réponse sociale», a-t-il ajouté.
«Il n'y a pas de réponse simple et de baguette magique» pour résoudre cette situation, a conclu le ministre.
![Le dispositif a été mis en place depuis quelques semaines pour assurer la sécurité des enfants. [© JULIEN DE ROSA / AFP] Le dispositif a été mis en place depuis quelques semaines pour assurer la sécurité des enfants.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/crack_639187cf09c22_0.jpg?itok=_7OnsjwP)