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JO 2024 : qui va transporter les athlètes et les organisateurs pendant la compétition ?

Aucun opérateur ne s'est montré intéressé pour transporter les athlètes, leurs équipes ainsi que toutes les personnes dites «officielles». Aucun opérateur ne s'est montré intéressé pour transporter les athlètes, leurs équipes ainsi que toutes les personnes dites «officielles». [© KENZO TRIBOUILLARD / AFP]

Alors que tout le monde s'accorde à dire que la question des transports – tout comme celle de la sécurité – est l'un des grands enjeux de l'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, les premières difficultés commencent à poindre, notamment au sujet des transferts des «officiels».

Déjà que beaucoup s'interrogent sur la capacité des réseaux de transports en commun franciliens à accueillir les millions de spectateurs attendus, venus du monde entier assister aux JO de Paris 2024, une autre difficulté vient s'ajouter au dossier : aucun opérateur ne s'est montré intéressé pour transporter les athlètes, leurs équipes ainsi que toutes les personnes dites «officielles».

Un premier appel d'offres infructueux

De fait, le premier appel d'offres lancé par Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité organisatrice des transports dans la région, pour trouver des opérateurs chargés de transporter les 200.000 personnes accréditées pendant l'événement n'a attiré... personne, selon une information du Canard enchaîné parue ce mercredi.

En cause ? Les trop lourdes pénalités prévues «en cas de dysfonctionnement». «C'était ingérable [...] comment en effet deviner quelles seront les conditions de circulation au moment des Jeux Olympiques ?», s'interroge un cadre de la RATP cité par le journal, qui assure que l'appel d'offres «en faisait des tonnes» sur les pénalités.

Lancé le 28 juillet et divisé en trois lots pour un montant total de 36,7 millions d'euros, celui-ci a donc été déclaré infructueux. Par conséquence, IDFM a été contraint d'en relancer un nouveau le 21 décembre dernier, pour un montant revu à la baisse de 33,9 millions d'euros et avec des pénalités bien moins importantes.

Le calendrier sera «bien respecté»

Un raté qui ne semble pas affoler plus que de raison IDFM, qui explique qu'un appel d'offres infructueux «cela arrive sur d'autres marchés publics dans la conjoncture actuelle» et qui assure que le calendrier sera «bien respecté».

Mais l'enjeu est de taille, puisqu'il s'agit donc – en plus d'accueillir les spectateurs – de préparer un service de transfert pour les athlètes, leurs équipes et les organisateurs de l'événement. Un réseau éphémère, le temps de l'événement, dont la taille sera tout de même comparable «au réseau de transport de Lyon», qui permettra de faire des liaisons entre le village olympique, les différents sites d'hébergement, les salles de presse, les sites d'entraînements et les stades.

Pour cela, IDFM prévoit d'emprunter près d'un millier de bus et de cars – uniquement électriques et au biogaz – parmi les flottes déjà existantes dans la région avec la RATP, Keolis ou encore Transdev, et de désigner un ou des opérateurs qui seront chargés de les faire rouler pendant toute la durée de l'événement de fin juillet à début août pour les Jeux Olympiques, puis de fin août à début septembre pour les Jeux Paralympiques.

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