Présent à Marseille (Bouches-du-Rhône) ce mardi 7 mars, jour de mobilisation contre la réforme des retraites, Jean-Luc Mélenchon a jugé qu’Emmanuel Macron devait trouver une solution face à cette «situation de blocage». L’insoumis a ainsi pensé à la «dissolution» de l’Assemblée nationale «ou bien à un référendum».
Une situation qui ne peut pas durer éternellement. Ce mardi 7 mars, Jean-Luc Mélenchon a déploré l’impasse dans laquelle se trouvait le projet de réforme des retraites, vacillant entre les débats parlementaires souvent houleux, et la protestation visible des Français dans la rue.
De ce constat, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a jugé qu’Emmanuel Macron n’avait pas d’autres choix que de «trouver une sortie par le haut». Une situation qui pourrait se régler, selon l’insoumis, par «une dissolution» de l’Assemblée nationale, «ou bien un référendum».
Alors que plus d’une centaine de manifestations sont organisées ce mardi partout en France, le leader de LFI a estimé que le chef de l’Etat avait tort «de compter sur le pourrissement» de la situation. «Le peuple français mérite mieux que cela», a-t-il ajouté.
Le cortège marseillais contre la réforme des retraites, auquel Jean-Luc Mélenchon a pris part, s'est élancé du Vieux-Port à 10h30 ce mardi.
Une dissolution déjà évoquée
L’idée d’une dissolution de l’Assemblée nationale semble déjà avoir traîné dans l’esprit du président de la République. En novembre dernier, le JDD indiquait qu’Emmanuel Macron était prêt à vider la Chambre des députés et à convoquer de nouvelles élections législatives.
A l’époque, le chef de l’Etat avait pour objectif, toujours selon nos confrères, de récupérer une majorité absolue, en misant sur le fait que les candidats Renaissance qui s’étaient inclinés de peu face à l’alliance Nupes soient cette fois choisis.
Cette hypothèse s’est cependant essoufflée depuis, tandis que les désaccords contre la réforme des retraites se sont multipliés.
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