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Mouvement du 10 septembre : un employeur peut-il refuser le télétravail ?

Cet appel à la grève généralisée a été lancé sur les réseaux sociaux afin de contester le budget 2026 proposé par François Bayrou. [Pixabay]

Lancé sur les réseaux sociaux puis suivi par plusieurs syndicats, dont les ferroviaires, le mouvement «Bloquons tout» risque de coincer certains travailleurs. Dans ce cas, nombre de salariés privilégient le télétravail. Mais un employeur peut-il refuser le travail à distance à ses employés ?

Le chemin vers le travail risque d'être semé d'embuches en ce jour de mouvement «Bloquons tout», le 10 septembre. Néanmoins, les syndicats de la RATP, la CGT cheminots, l’Unsa ferroviaire et la CFDT cheminots s'accordent sur un mouvement de grève plus important pour le mercredi suivant, le 18 septembre.

Cet appel à la grève généralisée a été lancé sur les réseaux sociaux afin de contester le budget 2026 proposé par François Bayrou. Trains, taxis, transports en commun... Tous prévoient une action, bloquant certains employés à leur domicile.

Que dit la loi ?

Dans ce contexte, nombre de salariés sont tentés par le télétravail pour que leur journée ne soit pas perturbée. Mais que dit la loi ? Selon le Code du travail, si les entreprises peuvent permettre cette alternative à leurs salariés, un employeur peut aussi refuser le télétravail. En effet, le télétravail résulte «d'un accord collectif, d'une charte, ou d'une note de l’employeur qui donne les plannings», précise le texte. 

Pour autant, si l'employeur peut refuser le télétravail à un collaborateur, il doit désormais «motiver sa réponse», peut-on lire sur le site gouvernemental

La Base, le syndicat en faveur des conducteurs de RER, est le seul à avoir affirmé sa présence le 10 septembre. La RATP pourrait publier ses prédictions de grève en début de semaine.  

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