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Marine Le Pen, inflation, retraites… Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Emmanuel Macron

Emmanuel Macron a reconnu un manque de dialogue de sa part concernant la réforme des retraites. [Ludovic Marin/Pool via REUTERS]

Dans une longue interview accordée à nos confrères du Parisien ce dimanche 23 avril, Emmanuel Macron a dressé le bilan de la première année de son second mandat, tout en évoquant la suite de sa stratégie politique.

Vision du futur, échecs, Emmanuel Macron a répondu en toute franchise aux lecteurs de nos confrères du Parisien ce dimanche 23 avril. Le chef de l’État a reconnu qu'il aurait dû se «mouiller» davantage pour défendre la réforme contestée des retraites et annoncé qu'il allait dorénavant se «réengager dans le débat public».

«Peut-être que l’erreur a été de ne pas être assez présent pour donner une constance et porter cette réforme moi-même», a déclaré le chef de l’Etat, qui a affirmé toutefois que sa Première ministre Elisabeth Borne a sa «confiance» car «elle fait bien son travail dans un moment difficile pour le pays».

Inflation : une situation difficile

Emmanuel Macron a prévenu que la situation serait difficile «jusqu'à la fin de l'été» concernant les prix des produits alimentaires, qui constituent le principal moteur actuel de l'inflation en France.

«Je vais être honnête, les prix alimentaires, ça va être dur jusqu'à la fin de l'été», a averti le président, alors que sur un an, les prix de l'alimentation ont continué d'accélérer, grimpant de 15,9% en mars, après 14,8% en février. Face à ces envolées, le chef de l'État a plaidé pour que «le travail paye mieux», renvoyant la balle aux «employeurs» et au «dialogue social».

L'inflation a atteint en mars 5,7% sur un an en France, tirée par l'envolée des prix des produits alimentaires, avait précisé mi-avril l'Institut national de la statistique.

Un grand projet écologique

Emmanuel Macron a émis son souhait de lancer «un grand projet de restauration écologique» des écoles, promettant des «financements» aux communes pour lutter contre les «passoires thermiques».

«Il y a trop d’écoles qui sont des passoires thermiques, où les enfants se les gèlent puis ont trop chaud. On va les rénover», a assuré le chef de l'État.

Le président avait déjà annoncé en novembre dernier son intention de prendre une «initiative» sur le sujet, à l'occasion des «24 heures du bâtiment». Ce problème est particulièrement prégnant à Marseille, où un tiers des écoles selon le site de la mairie sont de «véritables passoires thermiques», et où un plan de rénovation a déjà été amorcé, abondé par l'État.

Un équilibre sur l’immigration

Le chef de l’Etat a souhaité que la future loi sur l'immigration soit présentée «en un seul texte», tenant un «équilibre», après avoir annoncé il y a un mois le découpage de son projet.

«Je veux une loi efficace et juste, en un seul texte tenant cet équilibre», a déclaré le chef de l'Etat. Dans une allocution le 22 mars, il avait pourtant indiqué vouloir saucissonner le projet en «plusieurs textes» pour n'en garder que les aspects les plus consensuels, faute de majorité absolue à l'Assemblée.

Le projet de loi initial porté par Gérald Darmanin et le ministre du Travail Olivier Dussopt comporte deux volets principaux, chacun irritant une partie des oppositions: d'une part des mesures pour faciliter et accélérer les expulsions des étrangers qui constituent une menace pour l'ordre public, de l'autre des mesures de régularisation pour certains travailleurs sans-papiers dans les secteurs en «tension».

Marine Le Pen

La contestation à la réforme des retraites a permis à Marine Le Pen de devenir le visage de l’opposition. Selon un sondage, Ifop-Fiducial pour Le Figaro Magazine et Sud Radio, rendu public mercredi 5 avril, la cheffe des députés RN à l’Assemblée nationale recueillerait 31% des voix si le premier tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain.

Emmanuel Macron a déclaré avoir conscience de cette montée, tout en assurant «ne pas avoir de leçons à recevoir» à ce sujet car lui l'a «battue deux fois». Le chef de l’Etat a avance qu'on «ne gagnera jamais» contre le RN «au jeu du plus populiste et démagogue», mais grâce aux «chantiers de la réindustrialisation, de l'écologie, de l'ordre et du combat pour nos services publics».

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