Députée LFI de Paris et proche de Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou est au cœur d’une tourmente médiatique et politique depuis plusieurs jours.
La pression autour de Sophia Chikirou ne fait que s’accentuer. La députée de la France insoumise de la 6e circonscription de Paris, connue pour son franc-parler et son importance au sein du parti, est la cible d’attaques médiatiques et politiques.
La justice soupçonne Mediascop, sa société de conseil en communication, d'avoir surfacturé certaines prestations lors de la campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2017, ce que nie l'élue de 44 ans. Cette dernière devrait, selon un article du Monde paru ce mardi 3 octobre, être entendue par un juge en vue d'une éventuelle mise en examen pour «escroquerie aggravée».
Du côté de la France insoumise, certains élus comme Mathilde Panot appellent à ne pas «accorder trop d’importance» à ces informations. Pourtant, Sophia Chikirou est également dans le viseur de plusieurs enquêtes médiatiques.
Une forte personnalité
L’émission Complément d’enquête lui a notamment consacré un numéro, dont la diffusion est prévue ce jeudi 5 octobre. Un épisode de l’émission de France 2 dans lequel les enquêteurs se sont penchés sur sa personnalité, lorsqu’elle dirigeait Le Média, la web TV des Insoumis. Dans une séquence déjà diffusée sur les réseaux sociaux, l’élue aurait usé d'une insulte homophobe, «tafioles de merde», pour qualifier dans un SMS les membres de la rédaction du Média, qui souhaitaient rédiger un communiqué concernant une fausse information diffusée à l'antenne.
Sophia Chikirou, députée France insoumise et proche de Jean-Luc Mélenchon, sera au coeur du prochain « Complément d'enquête », qui nous présente un document exclusif #Quotidienpic.twitter.com/6VtV7dOGc5
— Quotidien (@Qofficiel) September 26, 2023
De son côté, Libération a dévoilé ce mardi un message envoyé sur Telegram par Sophia Chikirou, après que l'élue de Seine-Saint-Denis, Clémentine Autain, a fait part de son «ras-le-bol» des passes d'armes entre Jean-Luc Mélenchon et le leader communiste Fabien Roussel : «Je préfère attendre sur le bord de la rivière de voir passer leurs corps», y aurait écrit Sophia Chikirou, à propos des opposants internes.
Pour Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise, ces propos «un peu durs» n’auront «absolument pas de conséquences politiques», a-t-il déclaré à l’AFP.
![Pour le député des Bouches-du-Rhône, cette décision est «dangereuse et cruelle». [Thomas SAMSON / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/bompard-taille1200_64ed91471b258_0.jpg?itok=RJsbRknz)