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Chenilles processionnaires : nécrose de la langue, irritations... Voici 4 précieux conseils pour protéger votre chien

Ce nuisible recouvert de poils extrêmement urticants peut entraîner des réactions allergiques, voire des complications plus graves. [XAVIER LEOTY / AFP]

Le printemps annonce des températures plus douces mais aussi l’arrivée des chenilles processionnaires. Ces petites bêtes, aussi inoffensives qu’elles paraissent, sont en réalité l’ennemi premier des chiens pendant les beaux jours. 

Alors que le printemps s’apprête à prendre ses quartiers dans moins d’une semaine en France, l’arrivée de ce dernier signe le retour d’un ennemi redoutable pour nos compagnons à quatre pattes. Velue, se déplaçant à la queue leu-leu, mesurant jusqu’à quatre centimètres… Il s’agit bien de la chenille processionnaire

De couleur rousse pour la chenille processionnaire du pin, et grise argentée pour celle du chêne, ce nuisible recouvert de poils extrêmement urticants peut entraîner des réactions allergiques, voire des complications plus graves. 

Moins méfiants que les chats, les chiens peuvent les lécher voire les manger, entraînant ainsi une nécrose grave de la langue. Une amputation partielle de cet organe peut être alors nécessaire, handicapant l’animal à vie. Afin d’éviter cette situation, voici quelques conseils pour le protéger lors des sorties en extérieur.

Éviter de promener son chien dans les zones infectées 

Les chenilles processionnaires du pin sont les plus redoutables. Cette espèce est la plus répandue, et s’attaque aux pins, cèdres et sapins. La chenille processionnaire du chêne, elle, envahit les chênes des parcs et forêts. Avec le réchauffement climatique, ce nuisible est désormais présent dans toutes les régions de France. 

Il convient alors d’être particulièrement vigilant, et d’éviter les endroits très infestés, notamment lorsque les chenilles sont visibles au sol. En cas de doute sur les zones à risque, il est recommandé de demander conseil à un vétérinaire, où de consulter l’Observatoire des chenilles processionnaires

le Promener en laisse 

Bien que la chenille processionnaire puisse être nuisible pour les hommes et les chats, le chien reste le plus exposé, au vu de son nombre de poils, de sa curiosité et de sa soif de jeu. Mais qu’est-ce qui la rend si dangereuse ? Recouverte de poils urticants sur toute la longueur de son dos, la chenille est capable de lâcher ses poils, si elle se sent menacée. Ces derniers sont ensuite transportés par le vent, qui les disperse dans l’air. 

Ces poils libèrent une protéine toxique, nommée la thaumopoéine, capable de provoquer des allergies graves, voire des nécroses de la langue, et à laquelle le chien peut être exposé en reniflant, ou en prenant un bout de bois dans la bouche. Le mieux est alors de le tenir en laisse pour éviter qu’il ne se roule par terre ou ne mette sa truffe n’importe où.

Se munir d’eau fraîche 

Aussi surprenant que cela puisse paraître, il est recommandé de prévoir de l’eau avant de partir en balade. 

En cas de contact de la truffe ou des babines du chien avec une chenille processionnaire, elle sera utile pour les rincer abondamment pendant une quinzaine de minutes, afin de soulager l’animal avant de l’emmener chez le vétérinaire. 

Retirer les nids dans son jardin 

Pour protéger son chien des chenilles dans son propre jardin, il est possible d’installer des pièges adaptés, qui se placent le long du tronc des pins, à la fin de l’hiver. Si des nids sont visibles, il est recommandé de le signaler directement à la mairie, afin qu’elle puisse intervenir. Si à cette issue, aucune solution n’est proposée, alors il vaut mieux contacter un spécialiste. 

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