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Matignon : le PS veut un vote des quatre groupes du NFP avant mardi pour désigner leur candidat commun

Les membres de l'alliance de gauche ne parviennent toujours pas à tomber d’accord sur la personne qu’ils souhaitent envoyer en leur nom à Matignon. [STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

Alors que la gauche peine à s’accorder sur le nom final à proposer au nom du Nouveau Front populaire comme Premier ministre, le Parti socialiste a demandé ce vendredi à ce qu'un vote en ce sens soit fait avant mardi prochain.

Les socialistes ont part ce vendredi de leur volonté d'organiser un vote des députés des quatre groupes du Nouveau Front populaire avant mardi, pour déterminer le nom à proposer pour Matignon. 

En effet, l'alliance de gauche ne parvient toujours pas à tomber d’accord sur la personne qu’ils souhaitent envoyer en leur nom.  «Le temps presse. L'impatience citoyenne légitimement monte. L'urgence sociale nous oblige», peut-on ainsi lire dans un communiqué du PS posté sur X.

En début de semaine, le groupe dirigé par Olivier avait proposé le nom de Laurence Tubiana. La candidature de l’économiste et spécialiste du climat avait fait consensus chez les Écologistes et les communistes, mais tout autre chez les Insoumis.

Le Parti socialiste souhaite désormais qu’un vote soit effectué entre cette candidate et Huguette Bello, présidente du conseil régional de La Réunion, dont la candidature était un temps avancée. 

Cette dernière est préférée par La France insoumise, qui juge Laurence Tubiana moins incisive. Pour l’heure, la situation est très incertaine. Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a d’ailleurs affirmé ce vendredi soir qu’il pourrait ne pas y avoir de prénom, malgré son souhait de trouver un accord.

L’homme politique s’est également montré réfractaire à l’option du vote : «Ce ne sont pas les élus qui choisissent le Premier ministre, c'est un accord entre des partis politiques», a-t-il rappelé. 

«Si Emmanuel Macron ne permet pas à la démocratie de se concrétiser par un gouvernement, il ne faudra pas s'étonner qu'ensuite le mot d'ordre de tout le pays avant la fin du mandat, ce soit “Macron démission”», a-t-il estimé.

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