Pour la première fois de son histoire, un espace réservé à la famille a pris ses quartiers dans le village olympique. Une initiative mise en place par la légende de l’athlétisme Allyson Felix, nommée à la commission des athlètes du Comité international olympique.
La parentalité au cœur des Jeux de Paris ? En 2024, le village olympique est doté pour la première fois, d'une crèche, ainsi que d'un espace pour la «santé mentale des athlètes». Une annonce faite par le Comité international olympique au sein duquel Allyson Felix, sportive féminine la plus médaillée de l'histoire olympique de l’athlétisme milite.
C’est en effet elle qui a décidé de mettre ce lieu à disposition des familles. «Ca m'est venu après avoir eu ma fille (en 2018). La première année, je l'emmenais partout en compétition et c'était très difficile», a confié à l’AFP l’athlète aux sept décorations en or.
For the first time in the history of the Olympic & Paralympic Games, the @paris2024 Olympic Village will include a nursery, a space for athlete parents to spend time with their babies and young children during the Games. Learn more & submit your interest: https://t.co/XFZsleR2X2pic.twitter.com/CezicONj7Y
— Athlete365 (@Athlete365) May 14, 2024
Installée dans la zone non-résidentielle du village olympique et financée par Pampers, cette crèche entend permettre aux athlètes de passer du temps avec leurs enfants. C’est pourquoi une bibliothèque, une table à langer, un espace de jeux ainsi qu’un endroit réservé à l’allaitement ont été prévus.
Quelques limites
La nurserie «ne fournira pas de services de garde d'enfants», avait prévenu le Comité international olympique dans un communiqué. Pour en bénéficier, les familles doivent ainsi réserver «un créneau horaire privé ou partagé».
Seuls les parents «d’enfants encore en âge de porter des couches», y ont accès avait ajouté l’organisation. Si la création d’une crèche constitue une avancée, certains médias ont toutefois mis en exergue les progrès à réaliser.
«Qu’on se comprenne bien, il n’est pas question, ici, de tenir plus de trois, peut-être quatre enfants très calmes. Contexte oblige, de petits couloirs de course ont été peints sur le plancher coussiné, mais même un coureur très court sur pattes ne ferait pas plus de cinq enjambées avant de rencontrer un mur», a fustigé un rédacteur du journal québécois, Le Devoir. «Les choses avancent, mais ça reste très lent», a déclaré la sportive allemande paralympique Edina Müller au micro de CNN.
De son côté, le Comité national olympique et sportif français s’est saisi de la question de la parentalité pour ces Jeux. Ainsi, un espace dédié aux athlètes qui allaitent a été créé à l’hôtel Pleyel, un lieu situé à proximité du village olympique. Des chambres ont aussi été mises à disposition pour «que les mamans puissent y dormir avec leur enfant».
![L’Egyptienne Nada Hafez avait réussi à se qualifier pour les 8es de finale de l’épreuve de sabre. [Reuters] L’Egyptienne Nada Hafez avait réussi à se qualifier pour les 8es de finale de l’épreuve de sabre.](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/jo_2024_escrime_egypte_enceinte_66a8c44148f1c_0.jpg?itok=UMYFyvfp)