La SNCF a vécu un été positif, grâce aux Jeux olympiques. Le bilan chiffré montre une hausse de la fréquentation des trains, mais dévoile aussi un mois de juillet moins réjouissant.
L'effet Jeux olympiques a parfaitement fonctionné pour la SNCF. Malgré un début d'été contrasté voire décevant, le transporteur ferroviaire a pu compter sur l'événement pour assurer une période estivale positive.
Comme l'explique le Directeur Général de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, l'été 2024 est jugé «positif mais atypique». Le mois d'août, celui des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques, fut le grand cru attendu. La SNCF totalise 24 millions d'utilisateurs en TGV et Intercités (soit une hausse de 1%) et la fréquentation a grimpé de 4% pendant la période des Jeux (du 26 juillet au 11 août).
Paris, mais pas uniquement
L'attractivité des Jeux olympiques ne se limite pas uniquement à Paris : d'autres villes bénéficiant de certaines épreuves ont pu attirer des visiteurs. C'est le cas de Lille, où se jouaient les premiers tours de l'épreuve de basketball et la phase finale de handball au stade Pierre Mauroy. La capitale des Hauts-de-France a enregistré une hausse de 67% des voyageurs.
Si les Français restent attachés à leur destination balnéaire (Méditerranée et Atlantique), ce sont les Alpes qui tirent leur épingle du jeu avec une hausse de fréquentation de 15%.
Autre motif de satisfaction pour la SNCF, les TER semblent également conquérir les Français : par rapport à 2023, on y constate une hausse de 10% des voyageurs.
L'été commençait mal
Une fréquentation estivale largement en hausse, donc, malgré un mois de juillet difficile. Comme l'explique Christophe Fanichet, cela est dû à plusieurs facteurs. Par rapport à l'année précédente, pas de pont du 14 juillet possible en 2024, celui-ci tombant un dimanche. En plus, la météo a été capricieuse sur l'ensemble du territoire. Enfin, l'épisode des sabotages intervenus le 26 juillet n'a pas aidé la SNCF à faire de juillet un bon mois.
Le week-end du 27-28 juillet, le transporteur tablait sur 800.000 voyageurs avant les sabotages. Il est parvenu à assurer 700.000 transports, rétablissant les liaisons au plus vite. Une performance dont se réjouit Christophe Fanichet même s'il avoue que «ça a coûté plusieurs millions d'euros à l'entreprise».