Point de passage fréquent des migrants clandestins voulant se rendre en France, la ville de Menton a noté un changement radical depuis plusieurs mois. Les migrants passent de moins en moins par cette commune des Alpes-Maritimes.
Sur les quais de la gare de Menton, la présence policière est quotidienne. L’une des missions des agents qui travaillent ici tout au long de l’année : lutter contre l’immigration clandestine.
Un travail qui porte ses fruits puisque depuis quelques mois, les habitants de la commune font le même constat. «Sur Menton, il y a de moins en moins de migrants», a déclaré un Mentonnais au micro de CNEWS.
«Il y avait un flot qui était quasi quotidien»
Pourtant, la ville située à la frontière franco-italienne est, depuis de nombreuses années, soumise à une forte pression migratoire.
«Il y avait un flot qui était quasi quotidien à un moment donné, en provenance de Lampedusa, qui passait forcément par cette frontière qui est assez accessible», a déclaré Alain Comman, membre d’un collectif de riverains à Menton. La situation a donc évolué.
Comment expliquer ce changement ? La réponse se trouve côté italien, où le nombre de migrants a baissé de 65% en l’espace d’un an.
«Les autorités italiennes ont clairement fait pression sur leurs homologues tunisiens en leur demandant de faire des contrôles stricts au départ de la Tunisie. Avec de facto, moins de migrants sur le sol italien», indique Laurent Martin de Frémont, syndicat Police Unité 06.
Conséquence de cette stratégie, les migrants changent de route et passent par d’autres pays, comme l’Espagne ou la Grèce.
