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PMU : voici pourquoi il n’y aura pas de courses hippiques ce jeudi 7 novembre

Historiquement, seuls trois évènements ont empêché les courses hippiques d'avoir lieu. [© vladimirhodac / Adobe Stock]

Contestant une possible hausse des taxes sur les paris hippiques, une «journée morte» est prévue ce jeudi 7 novembre. Dans le cadre du projet de loi de finances 2025, la taxe sur les paris pourrait en effet grandement augmenter.

Une atmosphère de révolte se fait sentir au sein du monde hippique. Ce jeudi 7 novembre, une grève historique dans ce milieu est prévue, ce qui a pour conséquence l'arrêt des courses ce jour-là. Cette décision a pour but de montrer un fort mécontentement quant à l’augmentation des taxes des paris relatifs aux courses de chevaux.

En effet, dans le cadre du projet de loi de finances 2025, un amendement a été déposé par le gouvernement ayant pour but d'augmenter la taxe des paris enregistrés dans les points de vente (de 6,9% à 7,5%) et en ligne (de 6,9% à 15%). 

Le problème ici n’est pas sur la validation de l’amendement visant cette augmentation, puisqu’il a déjà été rejeté en première lecture. L’inquiétude réside dans la crainte de l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la constitution, permettant au Premier ministre de faire adopter un projet de loi sans un vote de l'Assemblée nationale.

Un fait rarissime

Historiquement, seuls trois évènements ont empêché les courses hippiques d'avoir lieu, à savoir les deux guerres mondiales et le Covid-19.

La «journée morte» de ce jeudi serait donc la quatrième. Ce mouvement de grève aurait été organisé par Lakhdar Terbèche, propriétaire de chevaux et éleveur. 

Dans un entretien accordé au Parisien, François Bayrou, maire de Pau, a affirmé que cet amendement allait mettre en péril le secteur hippique.

Lui-même propriétaire et éleveur équin, il n’a pas hésité à défendre ses positions, appuyant un désaccord profond avec la possible augmentation des taxes : «Je n'imagine pas qu'on laisse faire une erreur de cet ordre pour des gains marginaux. Ce serait de nature à mettre en péril de nombreuses activités et emplois agricoles.»

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