Au lendemain de la censure du gouvernement Barnier et après l'allocution du président de la République, Lucie Castets, candidate à Matignon pour le Nouveau Front populaire l'été dernier, s'est dite jeudi soir "extrêmement choquée" des déclarations d'Emmanuel Macron concernant "un front antirépublicain".
"J’ai eu l’impression d’un président de la République qui est à la fois chef de tout mais responsable de rien", a-t-elle déclaré en marge d'un déplacement à Tours.
"Je suis aussi extrêmement choquée par le fait que le président de la République déclare que les forces de gauche, qui ont voté pour la censure, ont créé un front antirépublicain, quand on se souvient comment ont été élus beaucoup de députés macronistes, grâce au barrage républicain", a-t-elle poursuivi.
"Je suis extrêmement choquée de cette accusation de la part du président de la république. Je ne la trouve pas à la hauteur des enjeux", a-t-elle insisté.
Au lendemain de la motion de censure qui a fait chuter le gouvernement de Michel Barnier, le président LR des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a affirmé que le Rassemblement national avait pour «obsession le calendrier judiciaire» de Marine Le Pen.
« Par gros temps quand il y a une crise, ils ne sont pas à la hauteur au Front national et ce sera la même chose avec la France Insoumise »
@xavierbertrand, président @lesRepublicains de la région des Hauts-de-France dans #Levenement pic.twitter.com/suSvVzlrsB— L'Événement (@LevenementFTV) December 5, 2024
Emmanuel Macron recevra ce vendredi les chefs des groupes parlementaires du Parti socialiste, du camp présidentiel et du parti Les Républicains, a-t-on appris de sources parlementaires et au sein de l'exécutif. En début de matinée, le chef de l'Etat doit recevoir les dirigeants de son camp (Renaissance, Modem, Horizons...).
Puis en fin de matinée les chef des députés socialistes Boris Vallaud et son homologue du Sénat Patrick Kanner, ainsi que le chef du parti Olivier Faure, selon un cadre socialiste. En début d'après-midi, ce sera au tour des dirigeants de LR. La France insoumise, le Rassemblement national ou encore les Ecologistes n'ont pas été invités à ce stade, selon ces sources.
Quelques minutes à peine après l'allocution du président de la République Emmanuel Macron, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a assuré que le chef de l'Etat était «la cause du problème» politique en France et qu'il «s'en ira par la force des événements».
Emmanuel Macron "s'en ira car il y a la force des événements" prédit @JLMelenchon
#LE20H @GillesBouleau pic.twitter.com/Izmt39gmAK
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Emmanuel Macron sur le budget : «Une loi spéciale sera déposée avant la mi-décembre» pic.twitter.com/fFhuNFIFCE
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Emmanuel Macron sur la motion de censure : «L'extrême droite et l'extrême gauche se sont unies dans un front anti-républicain» pic.twitter.com/dh0N9YNcoh
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Emmanuel Macron a assuré jeudi, lors d'une allocution aux Français, qu'il accomplirait son mandat "pleinement, jusqu'à son terme", alors qu'un nombre grandissant de responsables politiques en appellent ou évoquent sa démission.
"Le mandat que vous m'avez démocratiquement confié est un mandat de cinq ans et je l'exercerais pleinement jusqu'à son terme", a déclaré le président de la République, au lendemain du renversement du gouvernement de Michel Barnier par l'Assemblée nationale. Le départ du chef de l’État est souhaité par 59% à 61% des Français, selon des sondages Odoxa et Elabe publiés jeudi.
Emmanuel Macron sur la dissolution survenue en juin dernier : «Ma décision n'a pas été comprise, c'est ma responsabilité» pic.twitter.com/LIM9NxYTFS
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Marine Le Pen, présidente du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, sur le procès en cours sur le parti : «Le combat de ma vie est celui pour les Français», dans #Facealinfo pic.twitter.com/XWm8Gw4YQ9
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Marine Le Pen, présidente du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, sur la situation en Outre-mer : «Jacques Chirac est le dernier président qui s'est vraiment intéressé à eux», dans #Facealinfo pic.twitter.com/16TuV3Gs3Z
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Marine Le Pen, présidente du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, sur un potentiel changement de mode de scrutin : «Tous les Français doivent être représentés», dans #Facealinfo pic.twitter.com/1PDULz05t4
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Marine Le Pen, présidente du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, sur le prochain Premier ministre : «Nous nous opposerons à un Premier ministre de gauche», dans #Facealinfo pic.twitter.com/BFPuqavzAp
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Marine Le Pen, présidente du groupe du Rassemblement national à l'Assemblée nationale, sur la motion de censure : «La censure n'est pas un coup politique, c'est un acte politique», dans #Facealinfo pic.twitter.com/bJnjGV1EFg
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La cheffe des députés écologistes Cyrielle Chatelain appelle Emmanuel Macron à "revenir à une logique parlementaire" pour nommer un Premier ministre, en laissant les députés travailler à une série de mesures urgentes pour ensuite nommer une personnalité chargée de mener les réformes.
Pour qu'un nouveau gouvernement "dure" il faudrait "un Premier ministre de gauche et écologiste plutôt qu'une personne du bloc présidentiel qui se remettrait en alliance avec le Rassemblement national", a estimé auprès de l'AFP la députée, pour qui "le même périmètre aura les mêmes effets".
Le ministre de l’Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, a fait savoir, lors d'un entretien accordé à nos confères du Figaro, qu'il se rendait disponible pour poursuivre sa mission au sein de l'Hôtel de Beauvau.
«Je suis prêt à continuer et à terminer mon travail à Beauvau», a-t-il confié.
L'identité du successeur de Michel Barnier au poste de Premier ministre ne sera pas dévoilée jeudi soir par Emmanuel Macron lors de son allocution télévisée, a confirmé un proche du président.
Je serai ce soir l'invitée de @christine_kelly dans « Face à l'info » à 19h sur CNEWS pic.twitter.com/rFSFaZ8bjz
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Seulement trois mois après avoir nommé Michel Barnier à la tête du gouvernement, Emmanuel Macron est à la recherche d’un nouveau Premier ministre.
Soutien de la première heure, le centriste François Bayrou a été invité à l’Élysée ce jeudi et est pressenti à Matignon.
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Après son passage éphémère à Matignon, Michel Barnier a-t-il droit aux avantages accordés d'ordinaire aux ex-Premiers ministres ? Ces derniers incluent des indemnités, un véhicule de fonction et un secrétaire particulier.
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Alors que la motion de censure a été votée ce mercredi 4 décembre, le gouvernement démissionnaire de Michel Barnier va continuer de gérer les affaires courantes du pays, bien que son champ d'action sera restreint. Quelles en sont ses limites ?
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"Le Premier ministre a remis ce jour la démission de son gouvernement au président de la République qui en a pris acte", a indiqué jeudi l'Elysée dans un communiqué.
Le Premier ministre a remis ce jour la démission de son Gouvernement au Président de la République qui en a pris acte.
Michel Barnier assure, avec les membres du Gouvernement, le traitement des affaires courantes jusqu'à la nomination d'un nouveau Gouvernement.
— Élysée (@Elysee) December 5, 2024
"Michel Barnier assure, avec les membres du gouvernement, le traitement des affaires courantes jusqu'à la nomination d'un nouveau gouvernement", poursuit le texte, alors qu'Emmanuel Macron doit s'exprimer jeudi à 20H00 lors d'une allocution.
Plus d'informations à suivre...
Gabriel Attal réunit les députés du groupe Ensemble pour la République, qu'il préside, ce jeudi aux alentours de 16h.
Michel Barnier, qui devait remettre la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron au lendemain d'une motion de censure historique à l'Assemblée nationale, a quitté jeudi l'Elysée après un entretien d'une heure avec le chef de l'Etat, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le président a raccompagné sur le perron le Premier ministre renversé par les députés. Michel Barnier s'est ensuite encore attardé plusieurs minutes pour discuter avec le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler avant de partir en voiture.
Les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, seront reçus jeudi successivement par Emmanuel Macron à l'Elysée, a-t-on appris auprès de leur entourage, au lendemain de la censure du gouvernement de Michel Barnier.
La présidente (Renaissance) de l'Assemblée est attendue à 12h15 par le président de la République, avant son homologue (Les Républicains) du Sénat à 15h00.
Michel Barnier est arrivé jeudi matin à l'Élysée pour remettre la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron, après avoir été renversé la veille par les députés, a constaté un journaliste de l'AFP.
Conformément à l'article 50 de la Constitution, après l'adoption d'une motion de censure par l'Assemblée nationale, "le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement". Emmanuel Macron s'adressera aux Français jeudi à 20H00 dans une allocution solennelle.
La cheffe des députés de La France insoumise Mathilde Panot a prévenu jeudi sur LCI que la formation de gauche radicale censurerait "bien sûr" à l'Assemblée nationale tout Premier ministre qui n'est pas issu du Nouveau Front populaire, après la censure mercredi soir de Michel Barnier.
Ce vote de censure s'appliquerait également à Bernard Cazeneuve, figure de centre-gauche régulièrement citée pour Matignon, "qui n'est pas du NFP", a insisté Mathilde Panot, Bernard Cazeneuve ayant quitté le PS pour monter sa propre formation politique.
La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a demandé jeudi à Emmanuel Macron de nommer "rapidement" un Premier ministre en remplacement de Michel Barnier censuré la veille car "il ne faut pas laisser le flottement" s'installer. "Il faut qu'il y ait un nouveau gouvernement rapidement pour que celui-ci puisse reprendre les discussions budgétaires, puisque là aussi, il y a plusieurs options qui sont sur la table", a expliqué la présidente macroniste de l'Assemblée sur France Inter.
Parmi ces options, elle a défendu la poursuite de "la navette parlementaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale qui n'a pas été adopté avec l'adoption de la motion de censure".
La censure c’est bien, le départ de Macron c’est mieux. En attendant, espérons que le nouveau Premier ministre respectera vraiment les Français.#CensureBarnier pic.twitter.com/mDKoLa9IpM
— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) December 4, 2024
Éric Ciotti assure : «Nous serions au gouvernement ensemble si Bruno Retailleau avait préféré la droite plutôt que la Macronie» dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/TZU2m3efI8
— CNEWS (@CNEWS) December 5, 2024
Éric Ciotti indique : «Nous voulons défendre le mandat que nous ont confié nos électeurs» dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/awboXCDdJ5
— CNEWS (@CNEWS) December 5, 2024
Éric Ciotti affirme : «Nous n'avons pas voulu nous opposer à une personne, mais faire chuter un texte» sur la censure du gouvernement Barnier dans #LaGrandeInterview pic.twitter.com/UkYpuC9j7A
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Les Républicains ne "feront pas tomber" le futur gouvernement même s'ils décidaient de ne pas y participer, a indiqué jeudi leur chef de file à l'Assemblée Laurent Wauquiez sur France 2.
"On ne sera pas dans le blocage, on ne sera pas dans la stratégie du pire (...), on ne fera pas tomber le gouvernement, on ne fera pas ce qu'a fait Marine Le Pen", a déclaré M. Wauquiez qui conditionne la participation de LR à un futur gouvernement en fonction des priorités qui seront mises sur la table.
L'agence de notation Moody's estime que la chute du gouvernement de Michel Barnier, balayé mercredi soir par une motion de censure, "réduit la probabilité d'une consolidation des finances publiques" de la France et "aggrave l'impasse politique du pays".
"Cet événement est négatif pour le crédit", soit la note du pays, indique l'agence mondiale dans un communiqué publié dans la nuit de mercredi à jeudi, quelques heures après le vote par les députés de la censure du gouvernement, une première en France depuis 1962, et alors que la deuxième économie de la zone euro est épinglée par Bruxelles pour son déficit excessif.
Censure du gouvernement : voici ce que pourrait annoncer Emmanuel Macron ce jeudi soir à la télévision https://t.co/aWQ3jQUFiR
— CNEWS (@CNEWS) December 5, 2024
Alors que Michel Barnier doit présenter sa démission après le vote d'une motion de censure consécutive à son passage en force sur le budget de la Sécurité sociale, la France se trouve désormais dans une situation inédite et fonce vers un avenir politique et budgétaire incertain.
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Après l'utilisation lundi du 49.3 par Michel Barnier pour faire adopter le budget de la Sécurité sociale, les députés ont voté une motion de censure ce mercredi pour faire tomber le gouvernement. Qui pourrait remplacer le Premier ministre ?
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Michel Barnier est attendu jeudi à 10h à l'Elysée pour présenter la démission de son gouvernement à Emmanuel Macron, a déclaré la présidence à l'AFP. Conformément à l'article 50 de la Constitution, après l'adoption d'une motion de censure par les députés, "le Premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement".