Quelques minutes à peine après l'allocution du président de la République Emmanuel Macron, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a assuré que le chef de l'Etat était «la cause du problème» politique en France et qu'il «s'en ira par la force des événements».
Il veut le faire partir. «Ce n'est pas Michel Barnier qui a été censuré (...) c'est M. Macron qui a été censuré», a taclé le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon ce jeudi soir au journal télévisé de TF1, en réclamant de nouveau la démission du président de la République.
Emmanuel Macron "s'en ira car il y a la force des événements" prédit @JLMelenchon
— TF1Info (@TF1Info) December 5, 2024
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«C'est lui qui fiche la pagaille c'est lui bloque tout et ne veut entendre personne», a affirmé Jean-Luc Mélenchon, estimant que «dans un mois ou dans deux mois peut être, le Rassemblement national finira par se dire qu'il n'y a pas d'autre solution» que le départ d'Emmanuel Macron de l'Élysée, que les Insoumis appellent de leurs vœux depuis l'été.
Un sujet largement débattue dans la classe politique
Pourtant, le principal intéressé a évacué l'idée, plusieurs fois. Il accomplira son mandat «pleinement, jusqu'à son terme», a-t-il martelé un peu plus tôt lors de son allocution.
Si la procédure de destitution du chef de l'Etat, vouée à l'échec, a échoué en octobre à l'Assemblée avant même d'arriver au vote dans l'hémicycle, elle a fait émerger cette question dans les débats.
Et depuis, la démission du président a été évoquée par le maire LR de Cannes David Lisnard, celui de Meaux Jean-François Copé (LR) ou encore la figure du groupe Liot à l'Assemblée, Charles de Courson. Mais par aucun allié de LFI à gauche.
Pour justifier ce changement par le haut, LFI s'appuie notamment sur un sondage Elabe publié la semaine dernière : 63% des Français souhaitaient la démission du président en cas de censure du gouvernement Barnier.
Et les Insoumis ne s'en cachent pas : ils se préparent à partir seuls en cas de présidentielle anticipée. Derrière un candidat qui serait, naturellement, Jean-Luc Mélenchon.
