La nomination de Gérald Darmanin au ministère de la Justice a vivement fait réagir ce lundi. Elle a cependant été applaudie par certains syndicats policiers, enthousiasmés par le binôme que celui-ci pourrait former avec le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau.
Si une partie de la gauche a dénoncé la nomination de Gérald Darmanin au ministère de la Justice ce lundi, d’autres ont vu en cette annonce un espoir.
Le retour de l’ancien ministre de l’Intérieur au gouvernement, en tant que garde des Sceaux a été bien accueilli. En effet, celui-ci laisse présager, pour certains, un binôme régalien efficace avec Bruno Retailleau, reconduit à Beauvau.
«C’est pour nous le signe que le binôme régalien Police/Justice pourrait enfin parler d’une même voix afin de converger vers le choc d’autorité attendu et exigé non seulement par notre organisation syndicale mais aussi par les citoyens», a exprimé le syndicat Alliance Police nationale dans un communiqué ce lundi.
Communiqué de presse :
Alliance Police Nationale prend acte avec satisfaction de la reconduction de Bruno Retailleau au poste de Ministre de l’Intérieur, à qui, nous souhaitons de nouveau la bienvenue républicaine. 🙏🇫🇷
Comme nous l’avions indiqué lors de sa nomination le 21… pic.twitter.com/ykvdjYxrTQ— ALLIANCE PN (@alliancepolice) December 23, 2024
Des accords entre Beauvau et Vendôme
Depuis plusieurs années, les policiers ont vivement dénoncé le manque de fluidité entre le travail du ministère de l’Intérieur et l’application des peines du côté du ministère de la Justice. Un déséquilibre dénoncé sous le précédent gouvernement entre Bruno Retailleau et le garde des Sceaux Didier Migaud.
L’expérience de Gérald Darmanin à l’Intérieur est ainsi perçue comme un avantage dans ses futurs échanges avec Bruno Retailleau. Dans un communiqué, le syndicat «UN1TÉ» a salué un «alignement», entre «l’action de l’Intérieur et de la Justice».
«UN1TÉ espère par cette double nomination qu’enfin l’engagement des policiers pour plus de sécurité au service de nos concitoyens retrouvera du sens», a souhaité le syndicat.
Le Syndicat de la magistrature s’est quant à lui dit consterné de cette nomination. «C’est la promesse du recul de l’État de droit auquel il a déjà largement contribué comme ministre de l’Intérieur», a déploré auprès de l’AFP Kim Reuflet, présidente de l’organisation.