Cinq ans après la crise sanitaire, l'efficacité des salariés en télétravail est remise en cause par certains employeurs. Pour une meilleure productivité de leurs employés, plusieurs entreprises exigent à nouveau leur présence sur leur lieu de travail.
En 2025 le télétravail pourrait être menacé. Cette solution mise en place pendant la pandémie du Covid-19 est désormais remise en question. Alors que les bienfaits du télétravail en termes de productivité étaient loués lors des différents confinements, plusieurs entreprises doutent de son efficacité.
En septembre dernier, Amazon a annoncé un retour en 100 % présentiel aux Etats-Unis. Mais il n’est pas toujours facile de revenir en arrière pour les employés habitués au confort du travail à domicile. En octobre, la société Ubisoft a dû faire face à trois jours de grève de ses salariés qui protestaient contre la fin du télétravail.
26 % des salariés télétravaillent en 2023
En France, la question divise. Alors que certains préféraient limiter les jours de télétravail, pour d’autres cette solution n’a jamais été envisageable.
Selon une étude réalisée par la direction du Ministère du Travail en novembre 2024, 26 % des salariés télétravaillaient en France en 2023, soit 17 points de plus qu’en 2019, année qui a précédé celle du Covid et a marqué un véritable déploiement de cette organisation en raison des confinements.
Plus d'autonomie, moins de soutien moral
Si les télétravailleurs ont davantage d’autonomie et travaillent de manière moins intense lorsqu’ils sont à distance plutôt que sur site, en revanche, le soutien qu’ils peuvent obtenir de leurs collègues ou supérieurs est réduit. C’est particulièrement le cas dans la fonction publique.
En moyenne, les salariés qui pratiquent le télétravail souhaitent continuer, et ce, à un rythme au moins aussi fréquent pour une large majorité d’entre eux. Plus des deux tiers de ceux qui n’exercent que sur site alors qu’ils occupent un poste «télétravaillable» (c’est-à-dire un poste dont les tâches pourraient s’y prêter) souhaiteraient en faire.